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Un juge rejette la poursuite en diffamation de Stormy Daniels contre Donald Trump

Stephanie Clifford (à gauche), aussi connue sous le nom de Stormy Daniels, et le président des États-Unis, Donald Trump (à droite)

Stephanie Clifford, aussi connue sous le nom de Stormy Daniels, et le président des États-Unis, Donald Trump

Photo : Reuters / Brendan Mcdermid/Joshua Roberts

Radio-Canada

Un juge fédéral américain de Los Angeles a rejeté, lundi, la poursuite en diffamation intentée par l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels contre le président américain, Donald Trump, et lui a ordonné de payer ses frais de justice.

L'avocat de l'actrice, Michael Avenatti, a indiqué que sa cliente allait faire appel de la décision, se montrant optimiste devant la possibilité que le jugement soit invalidé.

Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford, allègue avoir eu une liaison avec l'actuel président américain en 2006.

La poursuite en diffamation, déposée en avril, découle de propos du président à la suite d’une entrevue que l’actrice avait donnée au réseau CBS en mars dernier.

Elle y avait raconté s’être entendue avec un magazine américain en 2011 pour la publication de l’histoire de sa relation avec Donald Trump.

L'actrice y avait affirmé que peu après, un homme l'avait menacée dans un stationnement de Las Vegas, enjoignant cette dernière à garder le silence sur sa relation avec le président. À la suite de son entrevue au réseau CBS, elle avait diffusé un portrait-robot de l'homme.

Criant à l’« arnaque », M. Trump avait riposté sur Twitter que l'homme en question « n'existait pas » et que Stormy Daniels tentait de prendre les « médias de fausses nouvelles » pour des « imbéciles ».

Le juge invoque la liberté d'expression

Le magistrat a jugé que le tweet de Trump était protégé par la liberté d'expression garantie par le premier amendement.

« La Cour est d'accord avec l'argument de M. Trump, car le tweet en question constitue une hyperbole rhétorique normalement associée au discours de personnalités publiques comme les politiciens », a-t-il écrit.

L'avocat de M. Trump, Charles Harder, a dit y voir une « victoire totale » pour son client.

D'autres poursuites pendantes

Une autre poursuite intentée par Stormy Daniels suit son cours. L’actrice, qui a reçu 130 000 $ pour garder le silence sur sa relation présumée, a aussi déposé une plainte contre le président pour contester la validité de cet accord de confidentialité.

La poursuite soutient que l'entente signée par Mme Clifford et l’ex-avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, quelques jours avant le scrutin présidentiel de 2016 est invalide, puisque M. Trump n'y a jamais apposé sa signature.

En août dernier, M. Cohen a d’ailleurs reconnu sa culpabilité à des accusations, notamment, de violations des règles de financement électoral pour avoir payé, en échange de leur silence, deux femmes qui avaient affirmé avoir eu une relation avec le président.

M. Cohen a affirmé avoir agi « à la demande du candidat », qu'on présume être Donald Trump, et avec l'intention d'influencer l'élection présidentielle de 2016.

Si leur nom n’était pas mentionné dans sa reconnaissance de culpabilité, les montants versés correspondaient à la somme versée à Stormy Daniels et à celle de 150 000 $ versée à l’ancienne Playmate Karen McDougal.

Cette dernière a aussi porté plainte contre Donald Trump pour demander à être libérée d'une clause de confidentialité sur sa liaison passée avec le président américain.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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