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Des mesures pour assainir le lieu de travail aux Terrasses de la Chaudière

La silhouette d'une femme qui se touche le front, devant une photo des Terrasses de la Chaudière.
La qualité de l'air à l'intérieur des édifices des Terrasses de la Chaudière, à Gatineau, cause des maux de tête aux employés, des nausées et plusieurs autres problèmes respiratoires. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Après la diffusion de reportages de Radio-Canada sur l'état de différents édifices fédéraux dans la région de la capitale nationale, une porte-parole de Services aux Autochtones Canada indique que des changements ont été apportés lundi à l'un de ces édifices.

Des changements sont survenus au 19e étage du 10, rue Wellington, où 171 employés travaillent alors qu'il devrait y en avoir seulement 105 pour respecter les capacités du système de ventilation.

Des mesures immédiates ont été prises afin de réduire le nombre d’employés sur l’étage dès cette semaine, a indiqué Martine Stevens.

De plus, un compte pour déterminer le nombre de personnes au 19e étage en tout moment est en cours pour s’assurer que l’étage n’excède pas la capacité maximale d’employés, a indiqué la porte-parole dans un courriel transmis à Radio-Canada.

Si ces mesures démontrent que le nombre d’employés de l’étage excède la capacité maximale, des relocalisations additionnelles d’employés et/ou autres mesures correctives seront envisagées, a-t-elle expliqué.

Mme Stevens n’a pas précisé dans son courriel le nombre d'employés déplacés ni spécifié le nombre d’employés qui peuvent travailler en même temps au 19e étage.

Mise en contexte

Radio-Canada a entre autres révélé que le ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord enfreint le Code canadien du travail en matière de qualité de l’air.

Certains employés qui travaillent aux Terrasses de la Chaudière ont également admis ressentir des symptômes physiques relativement à leur environnement de travail.

C'est le système de ventilation du 10, rue Wellington qui poserait problème. Il n’a pas été conçu pour le nombre d’employés qui y travaillent, selon des documents et des courriels obtenus par Radio-Canada. La quantité d’air frais disponible pour les 171 employés y serait largement insuffisante, selon l’entreprise qui gère les Terrasses.

Ces étages n’ont pas été conçus pour recevoir plus de 105 personnes à l’origine, a affirmé un gestionnaire technique de Brookfield Global Integrated Solutions (BGIS) dans un courriel obtenu par Radio-Canada

Autrement dit, chaque employé du 19e étage dispose en moyenne de 60 % de l’air frais nécessaire pour bien effectuer ses tâches.

Le 6e étage du 25, rue Eddy serait quant à lui aux prises avec de nombreux problèmes, notamment la présence de chauve-souris et de leurs excréments depuis quelques années.

Des déjections de chauves-souris

Radio-Canada a obtenu des photos qui auraient été prises par des employés du ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord.

Ces images semblent montrer des excréments de chauves-souris et auraient été captées au 6e étage du 25 rue Eddy afin de documenter la plainte officielle acheminée au ministère du Travail.

Des excréments présumément de chauve-souris.Des excréments présumément de chauve-souris, pris en photo au 6e étage du complexe situé sur la rue Eddy. Photo : Courtoisie/Employé ministère Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord

Un échange de courriels consulté par Radio-Canada révèle qu’une employée a documenté la présence de déjections de chauves-souris et a signalé le fait aux responsables de l’édifice.

Le ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord (RCAANC) a indiqué par courriel, le lendemain de la diffusion du premier reportage, qu’il comptait s’assurer qu’il y aurait des inspections journalières du fournisseur antiparasitaire de BGIS pendant la saison des chauves-souris (mai à octobre).

Le ministère a aussi mandaté un spécialiste qui effectuera une inspection complète de l’étage afin de vérifier la présence de fientes de chauve-souris. Le spécialiste remédiera immédiatement à la situation en suivant le code applicable.

L’aspirateur sera aussi passé trois fois par semaine au lieu d’une, a assuré le ministère, qui s'est donné comme échéance le 15 novembre pour atteindre ses objectifs en la matière.

Ottawa-Gatineau

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