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Un Montréalais à la tête d'une des équipes des Hounds de Notre Dame

À 41 ans, Philippe Roy se dit fier et honoré d’être à l’emploi des Hounds de Notre Dame.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Entraîneur-chef et directeur général de la formation Junior A des Hounds du Collège Athol Murray de Notre Dame, Philippe Roy se targue d'avoir le deuxième des meilleurs emplois au monde : diriger une équipe de hockey. Le premier étant celui d'être un hockeyeur professionnel.

Un texte de Charles Lalande

Le natif de Saint-Léonard, dans la région de Montréal, a décroché l’emploi en juin dernier après sept saisons passées à l’Université Clarkson, dans l’État de New York où il était entraîneur adjoint et directeur du recrutement.

Pour lui, il s’agit d’un « grand honneur » de faire partie des Hounds. Ce programme offert au Collège Notre Dame, situé à Wilcox, au sud de Regina, est bien connu à l’échelle canadienne, ayant contribué au développement de joueurs de renom tels que Vincent Lecavalier, Brad Richards, Jaden Schwartz et Morgan Rielly.

« Lors de ma première visite sur le campus, je me suis demandé pourquoi je n’étais pas venu ici comme joueur lorsque j’étais jeune. Les installations et le soutien [scolaire] sont incroyables. C’est une place vraiment unique au Canada », clame-t-il.

L’homme de hockey, âgé de 41 ans, s'est installé en Saskatchewan avec sa femme, Sonia Mayer-Roy, ainsi que leurs trois enfants, Makaeli, Maddox et Maxton, respectivement âgés de 10, 7 et 3 ans.

« Ma femme et moi sommes très contents de revenir au Canada. Nous n’avions pas été résidents canadiens depuis longtemps. Nous avons eu l’opportunité d’offrir la double citoyenneté à nos enfants et de les inscrire dans une école francophone », explique-t-il. Ses enfants d'âge scolaire sont inscrits à l'École Monseigneur de Laval de Regina.

La pression de gagner : oui, mais...

Le hockey masculin à Notre Dame est divisé en neuf équipes, du Bantam jusqu’au Junior A. Au niveau Midget AAA, les Hounds ont remporté cinq médailles d’or au championnat canadien de la Coupe Telus, dont trois au cours de la dernière décennie (2009, 2010 et 2018).

En revanche, dans le Junior A, la récolte est nettement plus mince : cette équipe a remporté un seul championnat éliminatoire au sein de la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan (SJHL) en près de 40 ans d’histoire.

Un homme avec un chandail gris parle devant de jeunes joueurs de hockey, assis sur un banc dans un vestiaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Roy accorde beaucoup d’importance à la communication avec ses joueurs âgés de 17 à 21 ans.

Photo : Radio-Canada

Le nouvel entraîneur-chef du Junior A sent-il la pression de renverser la vapeur? « Oui, il y a toujours la pression de gagner. Nous voulons développer des joueurs pour le hockey junior, les universités canadiennes et américaines [ainsi que] pour les professionnels. C’est une combinaison de développement, de s’assurer que les joueurs sont prêts et ultimement, de gagner », poursuit-il.

Le parcours d’un nomade

Avant de diriger des joueurs, Philippe Roy a lui-même enfilé ses patins pendant plusieurs années.

Depuis qu’il a quitté le Québec, en 1994, il a habité dans 4 pays et dans 13 villes. Sa femme l’a accompagné au fil de toutes ses aventures.

Le défenseur qu’il était a tourné le dos à la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), préférant accepter une bourse d’études dans une université américaine dans la prestigieuse NCAA.

« Mes parents m’avaient demandé de regarder ma carrière comme si j’étais président de ma compagnie. À l’époque, la Ligue nationale de hockey (LNH) était différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Je mesurais 5 pieds 8 (1,77 m) et les défenseurs en bas de six pieds (1,83 m) étaient très rares », explique Philippe Roy.

Il a donc fait ses débuts dans la NCAA, en 1996, à l’Université Clarkson, à New York.

« À l’Université Clarkson, j’ai passé les quatre plus belles années de ma vie. On a eu beaucoup de succès. Mon partenaire à la défense était Willie Mitchell (907 matchs dans la LNH), mon cochambreur était Erik Cole (892 matchs dans la LNH). »

Ensuite, il a joué trois ans au sein de différents circuits professionnels en Amérique du Nord. Et il a conclu sa carrière en passant deux ans en Europe.

En 2005, Philippe Roy a choisi de retraverser l’Atlantique pour commencer sa carrière d’entraîneur, d’abord au Collège Hobart, à New York, et plus tard à l’Université Clarkson.

« Quand j’ai pris ma retraite, je savais que je voulais rester dans le hockey. Je suis très fier de mon parcours », conclut-il.

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