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« Tenir mon bout et rester patient », se répète Philippe Marquis

Plan serré du skieur acrobatique Philippe Marquis lors d'une entrevue
Le skieur acrobatique Philippe Marquis Photo: Radio-Canada

Le skieur Philippe Marquis s'apprête à faire subir le test ultime à son genou droit et retournera sur ses skis pour la première fois depuis les Jeux olympiques de février 2018.

Un texte de Carl Marchand

L'Olympien de 29 ans avait subi une rupture du ligament croisé antérieur avant son départ pour Pyeongchang. Il avait atteint la 1ere finale de son épreuve, mais a été forcé à l'abandon.

Marquis n'est cependant pas encore prêt pour la retraite et s'est s'envolé vers Zermatt, en Suisse, pour un camp d'entrainement avec l'équipe canadienne, du 15 au 26 octobre.

« Je suis content de revenir avec l'équipe. J'ai quasiment un sentiment de les avoir délaissés cet été. Je suis content de les retrouver et de voir où ils en sont dans leur progression », lance le skieur avec enthousiasme dans une entrevue accordée à Bruno Savard au Téléjournal Québec.

L'athlète de Québec ne se berce pas d'illusions et n'aspire pas à la tête du classement pour cette ultime saison.

Le skieur Philippe Marquis lors d'exercices pour la réhabilitation de son genou droitLe skieur Philippe Marquis s'apprête à faire subit le test ultime à son genou droit et retournera sur ses skis pour la première fois depuis les Jeux olympiques en février 2018. Photo : Radio-Canada

Maintenant, personne ne s'attend à des miracles non plus. Il ne faut pas être irréaliste ici, je vais avoir une certaine limite cet hiver, même si je skie.

Philippe Marquis, skieur acrobatique

« J'ai toujours voulu prouver ma force et je me suis toujours battu extrêmement fort pour garder ma place. C'est un petit peu la même chose avec la blessure, analyse le sportif. On dirait que je veux me prouver que je peux me relever de cette épreuve-là. »

Assez fort pour l'entraînement, assez fort pour la compétition

L'entraînement sera donc révélateur. Après une convalescence et une réhabilitation de plusieurs mois, Marquis saura bientôt hors de tout doute si son genou collabore pour un retour à la compétition.

« On sait qu'à l'entraînement, les bosseurs vont faire en moyenne huit descentes, il faut qu'il soit capable de soutenir ces huit descentes-là avec un degré de qualité technique assez élevé », explique Jonathan Pelletier-Ouellet, préparateur physique de l'Association canadienne de ski acrobatique.

Jonathan Pelletier-Ouellet, préparateur physique de l'Association canadienne de ski acrobatique lors d'une entrevue dans un gymnaseJonathan Pelletier-Ouellet, préparateur physique de l'Association canadienne de ski acrobatique Photo : Radio-Canada

« Ce qui est fâchant, c'est que je n'ai pas la même endurance musculaire que j'avais il y a un an, révèle Marquis. La force revient, j'ai une certaine limite évidemment, mais mon mental est fort et je suis positif et je fonce à 100 % dans ce projet-là de revenir, mais je suis tout le temps un peu limité par mon corps. »

« C'est juste de tenir mon bout et rester patient », conclut le skieur.

Avec les informations de Bruno Savard

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