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Financement des corps policiers autochtones : « il y a place à l'amélioration » admet la Sécurité publique

Katia Petit, Directrice générale des affaires ministérielles; Louis Morneau, Sous-ministre adjoint aux affaires policières, ministère de la Sécurité publique
Katia Petit, Directrice générale des affaires ministérielles; Louis Morneau, Sous-ministre adjoint aux affaires policières, ministère de la Sécurité publique Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le sous-ministre adjoint aux affaires policières au ministère de la Sécurité publique, Louis Morneau, a témoigné lundi matin devant la Commission sur les relations entre les Autochtones et certains services publics. M. Morneau a notamment reconnu qu'il y avait place à l'amélioration quant au financement des corps de polices autochtones.

Un texte de Thomas Deshaies

Il était accompagné de Katia Petit, directrice générale des affaires ministérielles.

On n’a pas toujours été parfait dans notre façon d’intéragir, a déclaré M. Morneau. On est conscient qu’il y a des améliorations qui ont dû être faites et doivent encore être faites.

Louis Morneau

Il a toutefois assuré que les efforts étaient déployés pour être en mesure de renouveler l’ensemble des ententes de financement avec les corps de police.

Quant à la difficulté de recruter des policiers autochtones, Louis Morneau estime que la régionalisation des corps de police pourrait être une partie de la solution.

Pour permettre aux policiers qui travaillent dans ces corps de police d’avoir une meilleure perspective de carrière, a-t-il précisé.

Louis Morneau a également fait savoir qu’un comité avait été mis sur pied pour trouver des solutions au recrutement difficile de policiers autochtones.

Emprisonnement pour non-paiement d’amendes

Le sous-ministre adjoint, qui a été questionné sur de multiples enjeux, a régulièrement redirigé les questions des procureurs de la commission vers d’autres organismes gouvernementaux, expliquant qu’il n’était peut-être pas la bonne personne pour répondre.

Le commissaire Jacques Viens a toutefois été quelque peu étonné de voir que le témoin ne semblait pas préoccupé par les enjeux liés à l'emprisonnement pour non-paiement d'amendes.

L'honorable juge à la retraite Jacques ViensL'honorable juge à la retraite Jacques Viens, président de la La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (CERP), lors de l'ouverture des audiences à Montréal, le 12 février 2018. Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Honnêtement, moi je n’ai pas regardé cet aspect-là, a répondu M. Morneau, lorsque questionné. C’est un élément de justice, mais aussi un élément de justice correctionnel, qui n’est pas dans mon champ. 

On s’entend que les gens doivent se pencher là-dessus et tenter de trouver des solutions et ça n’implique pas qu’un secteur, a rétorqué Jacques Viens. Ça prend des gens qui sont porteurs. Et comme c’est vous qui recevez dans vos établissements les gens qui ont des mandats d’emprisonnement, vous auriez peut-être intérêt à pousser la machine pour trouver d’autres solutions.

Selon les procureurs de la commission, la majorité des personnes emprisonnées à Val-d’Or, à Chibougamau et à Sept-Îles, pour non-paiement d’amende, sont Autochtones.

Rappelons que le commissaire Viens avait recommandé de mettre fin à l’emprisonnement pour non-paiement d’amende à Val-d’Or, ce qui a été fait depuis.

Suivi lors des enquêtes

Au courant des derniers mois, plusieurs témoins ont déploré un manque de suivi des forces de police quant aux enquêtes impliquant une victime de leur famille.

Sur cet enjeu, les témoins ont affirmé qu’ils n’étaient pas aux faits qu’il s’agissait d’une problématique majeure.

Je pense qu’il y a de la sensibilisation qui peut être faite par le ministère auprès des corps de police, a finalement répondu Katia Petit, lorsqu’interpellé par le commissaire Jacques Viens. »

Abitibi–Témiscamingue

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