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Les groupes communautaires et syndicaux prêts à discuter avec François Legault

Trois porte-parole sont assis, quatre autres sont debout derrière.

Les organisations syndicales et communautaires membres de la campagne 5-10-15 ont souhaité la bienvenue au nouveau gouvernement de la CAQ lundi matin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des organisations syndicales et communautaires membres de la campagne 5-10-15 pensent pouvoir « ouvrir le dialogue » avec le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), auquel elles ont souhaité la bienvenue en conférence de presse lundi matin en lui rappelant leurs revendications.

Insistant fortement sur la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, les organisations ont indiqué que cette demande, « logique », était en ligne droite avec les promesses faites par le parti en campagne électorale.

Selon Richard Perron, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, l’augmentation du salaire minimum ne pourrait qu’être profitable à l’économie québécoise, puisqu’elle permettrait d’y injecter de 2,2 à 3,4 milliards de dollars par année.

« Pour un gouvernement qui a été élu sur la promesse d’avoir une meilleure économie, ça devrait compter comme argument. Et pour un gouvernement qui a été élu aussi en disant qu’il serait un gouvernement humain, ce serait bien la moindre des choses de donner un minimum de dignité à ceux qui travaillent à temps plein et qui peinent à arriver à la fin du mois », a-t-il lancé.

Les sept porte-parole, qui devaient ensuite se rendre au bureau du premier ministre pour lui faire cadeau d’un panier d’arachides et de biscuits aux arachides, « pour lui rappeler qu’au Québec on ne travaille pas pour des peanuts », lui ont aussi demandé de prendre en compte deux autres revendications, soit le droit à 10 jours de congé payés pour maladie et raisons familiales, et l'obligation pour les employeurs de faire connaître à leurs employés leur horaire de travail au moins cinq jours à l'avance.

Étaient présents à la conférence de presse : le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats démocratiques, la Centrale des syndicats du Québec, le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec.

Les syndicats veulent « donner la chance au coureur »

Plusieurs questions posées par les journalistes ont porté sur la future relation entre les syndicats de la fonction publique et le nouveau gouvernement.

Pour le moment, les syndicats envisagent celle-ci avec confiance, bien qu’ils insistent sur le fait qu’il n’est plus possible d’éliminer des postes parmi les fonctionnaires québécois, particulièrement en région.

« Bon nombre de ministères sont à la limite de ce qu’ils peuvent faire », a indiqué Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

« Le Conseil du Trésor a dénombré qu’il y avait 15 000 postes à pourvoir au cours des prochaines années pour maintenir les services actuels en région. Je pense qu’il va y avoir une évaluation qui va devoir se faire de la part du gouvernement qui va prendre place bientôt. Je pense que les régions qui ont voté pour M. Legault devront avoir quelque chose à se mettre sous la dent », a-t-il poursuivi.

Quant à Richard Perron, il a refusé de se faire alarmiste, mais a plutôt noté que le chef de la CAQ, François Legault, avait précisé en campagne électorale que les 5000 postes gouvernementaux qu’il avait promis d’abolir ne se retrouveraient pas précisément dans la fonction publique, « mais dans l’ensemble du secteur public ».

Il a aussi souligné que M. Legault avait dit vouloir investir au ministère du Transport et dans le système informatique public.

« Je pense qu’il a bien compris le constat de la protectrice du citoyen, qui dit qu’on n’est plus à couper dans le gras ou dans la viande, dans la fonction publique, mais dans l’os », a-t-il conclu.

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