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Pas de travaux sur un 3e lien avant 10 ans, conclut une étude

Les ponts de Québec et Pierre-Laporte.

Le 3e lien entre Québec et Lévis pourrait être emprunté par des véhicules en 2032.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Vachon

Radio-Canada

Le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) aura de la difficulté à respecter sa promesse d'amorcer la construction d'un 3e lien dans son premier mandat, selon une étude. Une évaluation commandée par la Ville de Québec conclut qu'il est irréaliste d'envisager le début des travaux de construction d'un 3e lien avant 10 ans.

Il faudrait de 15 à 17 ans pour creuser un tunnel et de 14 à 16 ans pour la construction d’un pont, selon la firme de génie-conseil WSP qui a réalisé l'étude.

Au mieux, ce ne serait donc pas avant 2032 que les premiers véhicules pourraient emprunter ce 3e lien.

Cet échéancier va dans le même sens qu'une première étude sur la construction d'un tunnel à la pointe ouest de l'île d'Orléans.

Le maire Régis Labeaume admet que la Ville avait l'étude en sa possession depuis le printemps dernier, mais a choisi de ne pas la dévoiler pendant la campagne électorale.

Il ne croit pas que sa publication nuise aux relations avec le nouveau gouvernement caquiste.

« C'est une compagnie, WSP, à qui nous avons demandé une opinion. Ils ont signé. Moi, je n'ai rien à dire sur le contenu », a déclaré Régis Labeaume.

On voulait savoir ce qui en était. Toute sorte de monde avait des chiffres. On s'est dit qu'on demanderait à des professionnels qui vont faire une démarche scientifique. Moi, je crois à ça dans la vie. Pour le reste, on verra.

Régis Labeaume, maire de Québec

Bruno Massicotte est professeur à Polytechnique Montréal. Il a signé une étude de faisabilité en 2016, sur la construction d'un tunnel sous-fluvial qui relierait l'autoroute 20, dans le secteur de la route Lallemand, à l'autoroute 40 à Beauport. Il a notamment énuméré lundi matin, sur les ondes de Première heure, les raisons expliquant un tel laps de temps avant que le projet ne se concrétise.

« Il faut aller faire des prélèvements. Aller chercher la qualité des sols qui sont là. Il y avait deux années de prélèvement, d’investigation de terrain. Après, il faut faire des études, il faut faire des calculs, il faut faire la conception du tunnel avec ces données-là ».

Labeaume « en panique »

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, Jean-François Gosselin, accorde peu de crédibilité au travail de la firme WSP.

Selon lui, le mandat a été donné « sur un coin de table » et les résultats sont « bâclés ».

Clairement, le maire est en panique et essaie de faire diversion avec des délais qui sont complètement loufoques.

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, estime pour sa part que son homologue de Québec n’a pas encore digéré l’élection du gouvernement Legault.

Il invite Régis Labeaume à prendre acte du désir de la CAQ à mener le projet de 3e lien à terme.

« Actuellement, moi ce que je vois, c’est des gens qui sortent des épouvantails comme si on était encore avec le même gouvernement au pouvoir », déplore-t-il.

L’étude a coûté 7800 $ à la Ville de Québec.

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