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L’appel des Goforth, condamnés pour infanticide, sera entendu en janvier

Kevin et Tammy Goforth marchent, menottes aux poignets et sous escorte policière, devant les caméras des journalistes.

Kevin Goforth (à gauche) et Tammy Goforth (à droite) font appel tant de leurs verdicts de culpabilité que de leurs sentences respectives.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Cour d'appel de la Saskatchewan entendra au mois de janvier la cause de Kevin et Tammy Goforth. Le couple de Regina a été condamné pour infanticide en 2016 après avoir laissé mourir d'inanition une fillette de 4 ans.

Tammy Goforth a été condamnée à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 17 ans, alors que son mari, Kevin Goforth, doit purger une peine de 15 ans de prison pour homicide. Ils contestent tant leur condamnation que les sentences imposées.

Mme Goforth réclame la tenue d’un nouveau procès ou sa condamnation pour homicide, soutenant que les accusations portées contre son mari étaient de moindre importance, malgré l’utilisation des mêmes preuves.

Changement de date

L'audience devait préalablement avoir lieu le mardi 16 octobre. La Cour d'appel a confirmé lundi que la cause sera entendue au mois de janvier, mais aucune date n'a encore été déterminée.

Requête sans fondement, selon le procureur général

Le procureur général de la province demande le rejet de la requête, soutenant que celle-ci est injustifiée.

Dans les documents présentés à la cour, la Couronne indique que Mme Goforth tente d’amoindrir sa responsabilité dans la mort de la fillette « en décrivant sa conduite comme de la négligence plutôt que comme un meurtre ».

Erreur du juge, selon Kevin Goforth

De son côté, M. Goforth conteste sa condamnation, prétextant l’omission du juge d’expliquer deux défenses possibles lorsqu’il a donné ses instructions au jury.

Selon lui, le juge aurait dû définir ce qu’est une « excuse légitime » afin qu’il puisse justifier sa conduite.

Il demande donc le rejet du jugement et de la sentence, tout en demandant la tenue d’un nouveau procès, ajoutant que le juge s’est également trompé en le qualifiant de gardien de l’enfant et de chef de famille.

En réponse, la Couronne rejette les arguments de Kevin Goforth, précisant que le juge a donné les bonnes explications au jury et que M. Goforth s’est lui-même décrit comme gardien et chef de famille au cours du processus judiciaire.

Saskatchewan

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