•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À chacun son histoire au Téléthon le Noël du pauvre

Portrait des bénévoles participants au Téléthon le Noël du pauvre.
Des bénévoles participant au Téléthon le Noël du pauvre. Photo: Radio-Canada / Guylain Côté
Radio-Canada

Le Téléthon le Noël du pauvre donne lieu à des rencontres improbables, à des échanges solidaires et à des moments de bonheur que l'on n'oublie jamais. Qu'ils se soient passés il y a 60 ans où il y a deux ans, découvrez les souvenirs touchants et inusités des bénévoles qui y travaillent.

La fébrilité du chiffrier

Jean-Philippe Lemay, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du PauvreJean-Philippe Lemay, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Ce soir-là, c’était mon premier, je pense. Nous, on savait qu’on risquait de franchir le cap du 500 000 $. On le souhaitait. On espérait. Jean-Philippe Lemay ne le savait pas à ce moment, mais il participait au Téléthon le Noël du pauvre qui allait établir le record de 508 150 $. Comme membre du conseil d’administration, il a été invité à la soirée pour voir les bénévoles à l’oeuvre. J’avais comme mission de prendre en photo le chiffrier pour l’envoyer aux communications afin de voir l’évolution. Il se rappelle la frénésie de ceux qui étaient attitrés au chiffrier. Chaque année, à différents moments de la soirée, ils notent le montant amassé afin de le comparer avec les années antérieures. Ces bénévoles avaient une bonne idée du résultat qui allait s’afficher. L’atmosphère était à son comble lors du dévoilement du montant record. C’était un beau moment et c’était mon premier Téléthon, sur place, à vivre le déroulement et à être impliqué directement.


Un dîner à part

Lucile Provençal, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du PauvreLucile Provençal, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Moi, c’est le dîner de Noël, raconte Lucille Provençal. Le souvenir qu’elle chérit ne s’est pas déroulé lors du Téléthon le Noël du pauvre. C’est plutôt un moment que son équipe et elle ont créé pour poursuivre l’oeuvre de solidarité une fois l’événement terminé. Comme bénévole, notre rôle était de remettre aux 17 familles les dons recueillis. J’ai dit: " on va organiser un dîner ". Elle trouvait que de partager un repas serait une belle occasion d’échanger, en plus de remettre les dons. C’est désormais une tradition au sein de l’équipe de la paroisse de Sainte-Angèle-de-Prémont. Quand on remet les bons d’achat, on fait un dîner de Noël. C’est un dîner comme on en servirait à la maison : dinde, tourtière, ragoût de boulettes et un bon dessert. Les gens apprécient beaucoup, car ils voient que ça fait chaleureux, que ça fait Noël. Je veux qu’ils se sentent à l’aise avec nous, c’est ce qui est important.


Le don de Roland Leclerc

Jean Desbiens, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du PauvreJean Desbiens, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Je me souviens des débuts du Téléthon le Noël du pauvre, où ça avait lieu dans le sous-sol de l’église de Mont-Carmel. Jean Desbiens a des souvenirs du Téléthon qui remontent à plusieurs décennies. Mais il a surtout été marqué par la présence de l’abbé Roland Leclerc. Son don de communicateur. C’était un gars qui avait le don d’aller te chercher. Si tu ne contribuais pas, tu te sentais mal à l’aise ! Il avait le don qu’on se dise : " il faudrait bien contribuer, on n’a pas le choix, Roland le dit ". Tu ne pouvais pas rester insensible, il croyait beaucoup en ce qu’il faisait, il était convaincant.


Le piano qui rassemble

Guillaume Monfette, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du PauvreGuillaume Monfette, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Ils se sont mis à jouer du piano avec les jeunes, se rappelle Guillaume Monfette, un bénévole installé au foyer de la salle J.-Antonio-Thompson pendant le Téléthon. Son souvenir est celui des animateurs de la soirée qui ont commencé à jouer du piano et à chanter avec les jeunes des écoles qui étaient présents. C’était improvisé. Nous, on le savait, mais je pense que ça paraissait un peu à la télé que c’était improvisé. Ça semblait tellement chaleureux avec les animateurs, c’était vraiment un beau moment et je l’ai vécu en direct.


Donner ses biens

Hélène Lamy, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du PauvreHélène Lamy, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Lors des premiers téléthons, il y a 60 ans, les gens étaient invités à donner des meubles, des électroménagers, des vêtements et des biens. Hélène Lamy se souvient d’un Téléthon le Noël du pauvre en particulier, alors qu’elle était adolescente. Je me souviens qu’à un moment donné, ils demandaient une machine à coudre. La dame était capable de coudre, mais elle n’avait pas de machine. Elle raconte que sa mère en avait deux et qu’elle avait alors choisi d’en offrir une. Vous vous en souvenez encore? Mon Dieu oui! J’avais peut-être 13 ou 14 ans.


La vie comme une partie de balle

Claude Doherty, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du PauvreClaude Doherty, bénévole au 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

Après 25 ans de bénévolat pour le Téléthon le Noël du pauvre, un des plus beaux souvenirs de Claude Doherty est une conversation qu’il a eue avec l’abbé Roland Leclerc. Il m’avait demandé pourquoi je m’étais impliqué au Téléthon. Claude Doherty lui avait alors raconté ce que son propre père lui disait, à ses frères et lui, lorsqu’il était enfant. " La vie, c’est comme une partie de balle. Si vous voulez avoir du plaisir, tu ne peux pas jouer avec deux gants; il faut que tu reçoives et que tu retournes. " Ça m’est toujours resté. On est tous des bénévoles et on le fait parce que ça nous tente de partager et c’est ce qui m’habite encore aujourd’hui, à chacun des Téléthons. On ne sait jamais les rencontres qu’on va faire, mais ce sont toujours de belles rencontres."


Un regard qui dit tout

Sophie Bernier, animatrice du 60e Téléthon Le Noël du PauvreSophie Bernier, animatrice du 60e Téléthon Le Noël du Pauvre Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

L’animatrice Sophie Bernier garde en souvenirs les rencontres qu’elle fait pour le Téléthon le Noël du pauvre. Ça fait quelques années que pour le Téléthon, je fais des témoignages ; donc je vais rencontrer des gens qui bénéficient ou ont bénéficié de l’aide du Téléthon le Noël du pauvre, et ces rencontres-là sont vraiment importantes pour moi. Humainement, ce sont des moments parfois difficiles, car ce sont des gens qui vivent avec la pauvreté tous les jours. Je pense à une mère de famille qui était en congé de maternité quand son conjoint a perdu son emploi. Ils se sont retrouvés du jour au lendemain à avoir de la difficulté à mettre de la nourriture sur la table de leurs enfants. Ils nous disaient à quel point ça faisait une différence, le Téléthon, pour que les enfants ne se rendent pas trop compte à Noël, que leur situation avait complètement changé. Cette reconnaissance dans le regard des gens quand je les rencontre, c’est mon souvenir du Téléthon ».

Mauricie et Centre du Québec

Pauvreté