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Dennis Oland plaide non coupable à son 2e procès

La Cour d'appel du Nouveau-Brunswick a décrété que Dennis Oland aura droit à un nouveau procès.

Le deuxième procès de Dennis Oland, accusé du meurtre de son père, débute lundi à Saint-Jean.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Alors que s'ouvrait son second procès, lundi, Dennis Oland a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre au deuxième degré de son père, le multimillionnaire Richard Oland.

Un procès hautement médiatisé a commencé cette semaine à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Dennis Oland s'apprête à vivre pour une deuxième fois le procès pour meurtre au deuxième degré de son père, un des héritiers de la brasserie Moosehead.

Pouvoir, argent et célébrité sont au coeur de ce drame familial qui s'étire depuis le 6 juillet 2011, soit le jour où la victime, Richard Oland, a pénétré pour la dernière fois dans son bureau de la rue Canterbury, à Saint-Jean.

On a affaire ici à des gens relativement connus, avec de l'influence, qu'on pourrait dire aussi. Des gens, oui, qui peuvent se payer des avocats compétents et solides, explique Jean Sauvageau, professeur en criminologie à l’Université Saint-Thomas.

Solides, ajoute le professeur, au point de faire jurisprudence à la Cour Suprême en obtenant la libération sous caution de Dennis Oland lors du processus d'appel.

L’histoire se répète

Le verdict de culpabilité a été annulé en 2016. La Cour d'appel a ordonné la tenue d'un deuxième procès, après avoir conclu que le juge de première instance avait erré dans ses instructions au jury.

Lundi, les candidats pour former le nouveau jury seront entendus à l'amphithéâtre Harbour Station.

Une file de jurés potentiels s'étire devant le Harbour Staton de Saint-Jean, au N.-B.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une file de jurés potentiels s'étire devant le Harbour Staton de Saint-Jean, au N.-B.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Garon

Il faut garder en tête qu'il n'est pas question ici de trouver quelqu'un qui n'aurait pas entendu parler du procès, c'est impossible, on n'est plus dans ces époques-là. Il faudra au minimum trouver des jurés qui sont disposés à écouter la preuve de façon tout à fait ouverte et ne pas avoir d'idée préconçue sur la culpabilité ou la non-culpabilité de l'accusé, note Jean Sauvageau.

En 2015, 5000 candidats ont été appelés pour la sélection du jury. Le procès a depuis été qualifié du plus long et plus coûteux procès de l'histoire de Saint-Jean. Cette fois-ci, un interdit de publication s'applique au nombre de jurés potentiels convoqués au Harbour Station.

Le deuxième procès ne mettra pas nécessairement un point final à l'affaire, affirme Jean Sauvageau : Advenant une déclaration de culpabilité ou de non-culpabilité, quelle qu'elle soit, ça va peut-être mener à un appel de la part d'une ou l'autre des deux parties qui n'aura pas prévalu; donc, ce n'est peut-être pas fini encore, il y a peut-être un appel qui va suivre, ça reste un procès de première instance.

Quant aux avocats de Dennis Oland, ils espèrent désormais un acquittement complet du suspect numéro un de cette saga judiciaire.

D'ailleurs, l'un des avocats de la défense, Garry Miller, se retire du procès. L’homme de Fredericton faisait partie de l’équipe juridique de Dennis Oland depuis le début des procédures judiciaires. Il s’agit de l’un des avocats criminalistes les plus réputés de la province. Il sera remplacé par Michael Lacy, de Toronto.

Je pense que c’est une bonne idée d’avoir un nouveau regard lors de la tenue d’un nouveau procès, a déclaré Garry Miller.

Le juge prévoit que le procès pourrait durer 16 semaines.

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers