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Le harcèlement absent des règles d’au moins 29 municipalités de la province

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Du harcèlement au travail, «soit il n'y en a pas [chez nous], soit on ne veut pas en parler pour éviter d'offenser le voisin», soutient une municipalité rurale de la Saskatchewan qui n'a toujours pas adopté de politique contre le harcèlement.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 29 des 296 municipalités rurales de la Saskatchewan n'ont toujours pas de règles contre le harcèlement malgré l'obligation qui leur est faite par la loi provinciale depuis 1996.

L’équipe de CBC a demandé aux municipalités rurales si elles avaient adopté les règlements exigés par les lois provinciales sur la santé et la sécurité au travail, de même que par la Loi sur l’emploi de la Saskatchewan.

Parmi les 88 villes et villages ayant répondu, 29 n’ont aucune politique sur le harcèlement, bien que 10 d’entre elles en ont une en cours d’élaboration.

Six autres ont indiqué avoir des règles en la matière à travers leur code de conduite ou leurs politiques de ressources humaines.

Au total, 53 municipalités rurales disent avoir une politique sur le harcèlement, dont plusieurs ont été adoptées dans les années 1990.

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Pas d’incidents, donc pas de besoin

Six autres des municipalités ayant répondu aux questions de CBC soutiennent ne pas avoir de politique sur le harcèlement pour la simple raison qu’elles n’en ont jamais eu besoin, faute de plainte.

« Nous sommes de petites villes qui n’ont eu aucun problème au conseil municipal ou parmi les membres de notre personnel, donc nous ne nous préoccupons pas de la mise en place d’une telle politique », note l’une d’entre elles.

« Dans nos petites communautés, tout le monde se connaît, donc soit le harcèlement n’y existe pas, soit on est plus tolérant ou on ne dira jamais rien pour éviter d’offenser le voisin », souligne une autre.

D’autres, enfin, ont simplement répondu qu’elles n’avaient pas les moyens humains et financiers pour adopter une telle politique.

Ces réponses n’étonnent pas Ray Anthony, des services provinciaux de santé et sécurité au travail.

« Si personne n’appelle pour dire “je me suis fait voler”, c’est difficile d’accuser la police de ne rien faire. »

— Une citation de  Ray Anthony, Santé et sécurité au travail de la Saskatchewan

Il rappelle toutefois que c'est la responsabilité des employeurs de connaître les lois en vigueur et de s'y conformer, ce qui inclut l'adoption de règles anti-harcèlement.

Réponse de l’association

L’Association des municipalités rurales de la Saskatchewan soutient quant à elle avoir déjà prévu deux sessions de formation sur le harcèlement au travail à l’automne.

Elle encourage aussi ses membres à se doter des politiques prévues par la loi et à les garder à jour.

Avec les informations d’Alicia Bridges

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