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Des PME canadiennes en « retard technologique », selon la BDC

Selon Branchons les PME, les entreprises québécoises absentes du web perdent beaucoup d'argent.

Selon Branchons les PME, les entreprises québécoises absentes du web perdent beaucoup d'argent.

Photo : iStock / Istock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les PME canadiennes tardent à passer au numérique et négligent souvent les bienfaits des nouvelles technologies dans leurs activités quotidiennes, selon un nouveau sondage commandé par la Banque de développement du Canada (BDC). Leur retard technologique les priverait même de revenus substantiels.

Le coup de sonde mené auprès de 2000 entrepreneurs canadiens révèle que seulement 19 % des PME canadiennes ont résolument intégré la culture numérique dans leurs activités. Une majorité d'entreprises (57 %) auraient en fait un faible niveau de maturité numérique. « On parle d'avoir un site Internet, un site transactionnel où l'on peut vendre nos produits et nos services. C'est aussi des logiciels pour la gestion interne de l'entreprise », explique l'économiste en chef chez BDC, Pierre Cléroux.

La BDC avance que les nouvelles technologies servent souvent de catalyseur pour la croissance des PME. Toujours selon le sondage, 62 % des entreprises qui investissent dans leur transformation numérique indiquent aussi avoir enregistré une croissance de leurs ventes. À l'inverse, les PME qui sont en queue de peloton en ce qui a trait à l'automatisation, à la connectivité ou encore à l'analyse de données, ont souvent du mal à augmenter leurs ventes, qu'elles voient fréquemment décliner.

Il y a vraiment une corrélation entre l'investissement en technologie numérique et la performance.

Pierre Cléroux, économiste en chef, BDC

L'étude de la BDC indique en fait que les entreprises qui ont peu investi au cours des trois dernières années ont majoritairement vu une baisse de leurs revenus. On parle même de « décalage » entre les entreprises qui investissent et celles qui ne le font pas. Il est essentiel que les entreprises canadiennes adoptent les nouvelles technologies pour faire face à la concurrence, ajoute Pierre Cléroux.

Pourquoi tant de réticence?

La BDC croit que les entrepreneurs canadiens surestiment les coûts associés à l'utilisation de technologies. Des efforts de sensibilisation sont nécessaires, selon l'établissement financier, afin de mieux présenter les bénéfices de gestes simples, comme la création d'un site web. Vous savez, avoir un site Internet c'était coûteux il y a une dizaine d'années, mais aujourd'hui on peut investir dans ces logiciels à bien moindre coût, explique Pierre Cléroux. Ce sont des gestes simples qui permettent aux entreprises de passer au 21e siècle et qui parfois assurent leur survie.

Les PME en Ontario

  • 415 612 PME en Ontario
  • 36 % de toutes les PME au pays
  • près de 4 millions de personnes travaillent pour une PME en Ontario

Source : Statistique Canada (2015)

Dans cet esprit, la BDC dégage 250 millions de dollars pour soutenir le virage technologique des entrepreneurs. L'enveloppe doit notamment permettre de financer l'acquisition et l'intégration de logiciels, sans demander de garantie aux PME. On sait que c'est souvent plus difficile de financer l'achat de logiciels que de financer l'achat d'équipements ou de bâtiments, indique Pierre Cléroux.

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