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Affaire Khashoggi : l’Arabie saoudite rejette les menaces de sanctions

Le drapeau saoudien flotte sur le consulat du pays en Turquie.

La Turquie a dénoncé samedi le manque de collaboration de l'Arabie saoudite à l'enquête.

Photo : Reuters / Murad Sezer

Radio-Canada

L'Arabie saoudite prévient qu'elle ripostera à toute mesure hostile qui pourrait lui être infligée à la suite de la disparition du journaliste saoudien dissident, Jamal Khashoggi, lors de sa visite au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Le royaume wahhabite répondra à toute mesure le visant par des mesures encore plus fortes, a dit l'agence officielle SPA en citant un responsable saoudien anonyme, ajoutant que « l'économie saoudienne a un rôle vital et influent pour l'économie mondiale ».

Le responsable faisait sans doute allusion à la production de pétrole que Riyad a déjà dû augmenter pour compenser la baisse des exportations de brut iranien sous l'effet du rétablissement des sanctions américaines.

Le président américain Donald Trump a assuré hier que Washington infligerait à Riyad une « punition sévère » si son implication - qu'elle dément - dans la disparition de Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux États-Unis, était établie.

Une affiche du journaliste Jamal Khashoggi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants brandissent des photos de Jamal Khashoggi lors d'une manifestation en Turquie.

Photo : AFP/Getty Images / OZAN KOSE

Donald Trump a exclu de mettre fin aux ventes d'armes au royaume, mais a dit disposer « d'autres moyens » de le punir, sans plus de précision.

Dimanche, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont réclamé une enquête crédible pour faire la lumière sur toute cette affaire et « identifier les responsables ».

« Nous encourageons un effort conjoint de la Turquie et de l'Arabie saoudite en ce sens, et espérons que le gouvernement saoudien fournisse une réponse complète et détaillée », ont affirmé les ministres des Affaires étrangères des trois pays, dans une déclaration commune.

Dans un message diffusé sur Twitter, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, affirme qu'Ottawa soutient « fortement » ses « alliés sur ce sujet important ».

Fort impact sur la Bourse de Riyad

Les retombées de l'affaire Khashoggi ont fait souffler un vent de panique sur la Bourse de Riyad, qui a ouvert dimanche en forte baisse.

Après avoir plongé de plus de 7 % en début de séance, sa chute la plus brutale depuis décembre 2014 sous l'effet de l'effondrement des cours du pétrole, l'indice Tadawul perdait encore 5,5 % dimanche matin.

Le titre du premier producteur de produits pétrochimiques de la région, Saudi Basic Industries, perdait un peu plus de 7 % au même moment.

Une mystérieuse disparition

Jamal Khashoggi a fui son Arabie saoudite natale en septembre 2017 quand les autorités l'ont sommé de cesser de s'exprimer sur Twitter. Cet événement survenait à la suite d'une vague d'arrestations d'intellectuels dans la monarchie islamique.

Le journaliste d’expérience a déjà été proche du pouvoir saoudien, mais il n’a jamais hésité à critiquer les dirigeants, particulièrement depuis la montée en importance du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane.

Il n’a pas été revu depuis le 2 octobre, date à laquelle il est rentré dans le consulat à Istanbul, mais n’en est jamais ressorti, selon des caméras de surveillance et selon sa fiancée, qui l’attendait à l’extérieur.

Ce n’est que quatre jours plus tard que les premières rumeurs d’un potentiel assassinat ont commencé à faire les manchettes internationales.

Avec les informations de Reuters

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