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Plusieurs sinistrés des crues de 2017 attendent toujours de l’argent du gouvernement

Mario Gauthier (à gauche) et le conseiller municipal Jean Lessard (à droite) devant un pan de maison en rénovation.
Mario Gauthier espère que le gouvernement lui versera les sommes encourues par certains travaux effectués dans la foulée des inondations du printemps 2017. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un an et demi après les inondations dévastatrices en Outaouais, plusieurs sinistrés n'ont toujours pas été remboursés à la hauteur des promesses gouvernementales. Dans certains cas, la facture atteint les 100 000 $.

Mario Gauthier est l’un des nombreux résidents de Gatineau dont la demeure a subi de lourds dégâts au moment des inondations du printemps 2017. Depuis, une nouvelle fondation plus haute a été coulée avec l’autorisation du ministère de la Sécurité publique du Québec, qui a acquitté cette partie de la facture.

Mais il a fallu également reconstruire la rallonge de la résidence, beaucoup trop basse pour le nouveau solage. Cette opération, contrairement à la première, n’a pas été remboursée, même si elle était tout aussi nécessaire.

Lorsque les sinistrés effectuent des travaux à leur résidence, certains en profitent afin de faire certaines améliorations, explique le ministère de la Sécurité publique dans un courriel.

Un homme se tient à côté d'une maison au plafond particulièrement bas. Après avoir refait ses fondations, le plafond de la maison de Mario Gauthier était beaucoup trop bas, et il a dû les remonter aussi. Photo : Courtoisie

Je n’ai pas eu le choix. Les plans sont là. Ils les ont demandés. Dans le plan, il fallait que je coupe les murs de trois pieds. Je ne peux pas laisser des murs de trois pieds. Ce n’est pas une amélioration, se défend M. Gauthier.

Je me sens comme un voleur. Je me sens comme un quêteux.

Mario Gauthier, sinistré

Il attend toujours environ 100 000 $ du gouvernement pour certains travaux qu’il a accomplis.

Le cas de M. Gauthier n’est pas unique dans la région. Le conseiller du district de la Rivière-Blanche, Jean Lessard, en compte au moins quatre dans son secteur.

C’est long, parce qu’après un an et demi, bientôt deux, il y a des dossiers non réglés, puis on a donné le feu vert, puis en cours de route ça change. Ça retarde. Les gens sont impatients et fatigués, relate-t-il.

Le député nouvellement élu de la circonscription de Chapleau, Mathieu Lévesque, affirme que les cas comme celui de M. Gauthier pourraient être réglés d’ici la fin de l’année.

On va respecter nos engagements puis prendre nos responsabilités dans ce dossier-là [...] On peut souhaiter qu’à Noël, ce sera fait, avance le politicien.

Avec les informations de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

Accidents et catastrophes