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Le Musée canadien de la nature dévoile ses trésors cachés

Des fossiles de crânes de dinosaures à cornes sur des étagères dans un entrepôt.
Le centre de recherche du Musée canadien de la nature abrite plus 14,6 millions de spécimens, dont de nombreux fossiles de dinosaures. Photo: Radio-Canada / Dominique Degré
Radio-Canada

Les nombreux spécimens et artéfacts exposés au Musée canadien de la nature ne sont que la pointe de l'iceberg de l'inventaire réel de l'institution. Son centre de recherche de Gatineau, qui ouvrait samedi ses portes au public, abrite 14,6 millions de spécimens qui vont du simple lichen aux plus célèbres dinosaures.

Un texte de Dominique Degré

Dans un vaste entrepôt rempli d’étagères et de boîtes de toutes les tailles, des visiteurs curieux déambulent en admirant des squelettes de grands animaux qui ont été sortis de leur entreposage le temps de la huitième journée portes ouvertes.

Une salle dans laquelle sont exposés de nombreux ossements de baleine sur le plancher et des bois de cervidés sur les murs. La salle des grands vertébrés, malgré sa taille, n'abrite qu'une fraction des spécimens de la collection du Musée canadien de la nature. Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Sur une importante section du plancher, de gigantesques mâchoires de baleines; sur les murs, des centaines de bois de cervidés de toute sorte.

Ce n’est qu’une salle, rappelle le conservateur responsable des collections de vertébrés, Kamal Khidas. Il y a une petite diversité de choses à voir, mais j’ai beaucoup plus de salles que ça, ajoute-t-il en riant.

Des panaches de cervidés accrochés à un mur. Le Musée canadien de la nature a dans sa collection des centaines de bois de différents cervidés d'un peu partout au pays. Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

La vaste majorité des innombrables spécimens du centre de recherche de Gatineau ne se retrouveront jamais dans les galeries du Musée, au centre-ville d’Ottawa. Les visiteurs ont donc le loisir, une fois l’an, d’observer des fossiles de dinosaures, des minéraux rares, des échantillons de plantes et des restes d’animaux qui voient rarement la lumière du jour.

Les gens comprennent que finalement, une collection scientifique, c’est beaucoup de spécimens, une bonne représentation temporelle et bonne représentation géographique.

Kamal Khidas, conservateur, Musée canadien de la nature

On ne ramasse pas ces types de collections juste pour les mettre en vue pour le public. Des fois, on les collectionne pour la science, souligne le porte-parole du Musée, Dan Smythe. Ce que le public voit au musée représente moins de 1 % de l’inventaire réel, ajoute-t-il.

Des bocaux dans lesquels reposent des tortues et des oeufs. Le Musée canadien de la nature garde aussi des spécimens entiers préservés dans le formol. Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Il arrive parfois que des artéfacts du centre de recherche puissent se retrouver dans les halls d’exposition du musée. Selon le conservateur, les spécimens que l’on retrouve au musée sont jugés selon leur « valeur éducative » ainsi que le message et les connaissances qu’ils transmettent au public.

Un homme se tient à côté d'un fossile complet d'un dinosaure à corne.Ce moulage d'un fossile de centrosaurus apertus est l'un des fossiles que le Musée canadien de l'histoire conserve à son centre de recherche. Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Il faut que ce soit un bon message que nous voulions transmettre, mais aussi un spécimen qui répond aux critères scientifiques les plus purs, ajoute le biologiste de formation.

Ottawa-Gatineau

Nature et animaux