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Grande manifestation anti-Trump à Chicago

Un groupe de manifestants avec des pancartes et un ballon gonflable géant à l'effigie de Donald Trump marchent dans les rues de Chicago.
Des pancartes et un ballon gonflable à l'effigie de Trump composent le panorama de la marche. Photo: Getty Images / Kamil Krzaczynski
Agence France-Presse

Des milliers de personnes se sont donné rendez-vous dans les rues de Chicago samedi pour montrer leur opposition aux décisions « antifemmes » du gouvernement de Donald Trump, à quelques semaines des élections cruciales de mi-mandat, qui auront lieu le 6 novembre.

« Votez, votre vie en dépend! », « Chaque vote, chaque élection, tout compte », proclamaient des pancartes brandies par des manifestants.

« Je voudrais que les femmes s'investissent dans les élections de mi-mandat », a dit à l'AFP une manifestante de 23 ans, Sarah Sieracki. « Les femmes doivent voter. Elles doivent sortir » voter, a-t-elle insisté.

Associations et responsables politiques ont installé des kiosques dans le centre de la troisième plus grande ville des États-Unis pour attirer les électeurs, tandis qu'un ballon géant représentant un Donald Trump vêtu d'une couche flottait déjà.

La manifestation à proprement parler devrait commencer à 12 h 30, heure locale (13 h 30 HAE).

« Nous voulons […] encourager les femmes à aller voter », a indiqué Jessica Schiller, dirigeante de Women's March Chicago, qui organise l'évènement baptisé March to the Polls (Marchons jusqu’aux urnes).

Les femmes sont en colère, et nous commençons à nous sentir à l'aise dans cette colère.

Jessica Schiller, dirigeante de Women's March Chicago

Mme Schiller a rappelé que la récente intronisation à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, malgré les accusations d'abus sexuels le visant, avait galvanisé de nombreuses femmes.

Kavanaugh et #MeToo

L'arrivée de Brett Kavanaugh, farouche défenseur des valeurs conservatrices, place les quatre juges progressistes de la Cour suprême en minorité au sein du temple du droit américain, qui veille à la constitutionnalité des lois et arbitre les sujets de société les plus épineux : peine de mort, mariage homosexuel, droit à l'avortement, défense de l'environnement…

Le processus de confirmation tumultueux du juge Kavanaugh, accusé par Christine Blasey Ford de tentative de viol pendant une soirée entre élèves du secondaire, en 1982, est intervenu à un moment où le pays est politiquement polarisé et où la mobilisation autour du mouvement #MeToo reste très forte.

Les organisateurs de la marche de Chicago, qui se tenait sous le mot d'ordre « marchons jusqu'aux urnes », ont prévu ce rassemblement quelques semaines avant les élections de mi-mandat, au cours desquelles le Parti démocrate espère reprendre le contrôle de la Chambre des représentants.

Une femme montre son opposition à Donald Trump en portant un chandail sur lequel est inscrit « Le vrai ennemi du peuple ». En arrière d'elle, d'autres marcheurs commencent à se rassemble. En arrière-plan, des bâtiments du centre-ville de Chicago.Une participante arrivée avant le début de la marche Photo : Getty Images / Kamil Krzaczynski

À travers le pays

Des rassemblements similaires doivent avoir lieu en octobre dans d'autres États, dont certains traditionnellement favorables aux républicains, comme le Texas, la Georgie ou la Caroline du Sud.

Il s'agit, selon Women's March Chicago, de protester contre « le programme antifemmes de la Maison-Blanche et du Parti républicain ».

Les participants à la marche pour les femmes de Chicago sont invités à voter dès samedi après avoir battu le pavé, l'Illinois permettant aux électeurs de voter par anticipation.

Les organisateurs assurent que leur évènement n'appuie aucun parti, même si le financement vient en grande partie de groupes soutenant les démocrates et que des manifestants utilisaient dans leurs tweets une vague en référence au Parti démocrate.

« Nous voulons reprendre les rênes à un gouvernement hors de contrôle, et les donner à des responsables qui peuvent nous mener dans la bonne direction », avait déclaré cette semaine en conférence de presse Eman Hassaballa Aly, une des organisatrices.

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