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L’aréna Notre-Dame perd ses joueurs en attendant sa glace

Patinoire à l'aréna de Saint-Boniface.
La patinoire de l'aréna de Saint-Boniface reste sans joueur dans l'attente d'une nouvelle machine à glace. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Deux fabricants de systèmes de réfrigération doivent encore présenter leurs propositions pour remplacer celui de l'aréna Notre-Dame, à Saint-Boniface, avant que le conseil d'administration présente ses propositions à la Ville en vue d'obtenir du financement. Pendant ce temps, les joueurs doivent commencer leur saison ailleurs.

Un texte de Julien Sahuquillo

Alors que le centre récréatif Notre-Dame espérait recevoir des propositions dès le 9 octobre, les fabricants systèmes de réfrigération CIMCO et Prairie HVAC/R ont repoussé la date de remise des devis. Selon Raymond Comault, le président du centre récréatif Notre-Dame, le document devrait finalement être rendu le 26 octobre.

Gilles Durupt, un bénévole responsable du terrain et de la bâtisse, estime que ce sont avant tous les joueurs qui en pâtissent. « Nous avons perdu Notre-Dame pour une saison », explique-t-il.

Vers d'autres arénas

L’impossibilité d’ouvrir les portes en ce début d’année scolaire pousse les patineurs vers d’autres endroits. « Beaucoup d’équipes doivent voyager en dehors de la ville pour s’entraîner », précise Gilles Durupt, ajoutant que « certaines, qui sont habituées à s'entraîner une à deux fois par semaine le feront peut-être une fois toutes les deux semaines. »

Ce sont de nombreuses équipes qui se retrouvent sans patinoire. « On a perdu le programme triple A , l’équipe des Warriors. L’équipe des Riels ont été au Iceplex. L’équipe des garçons de l’école Louis Riel devra jouer ailleurs aussi et cela leur coûtera davantage. Ils devront voyager plutôt que de traverser la ruelle », précise Gilles Durupt.

Aide municipale

La Ville de Winnipeg promet de s’engager pour aider aux frais de remplacement du système de réfrigération. Le conseiller municipal pour Saint-Boniface, Matthieu Allard, se montre rassurant. « Je me suis engagé à [ajouter] 100 000 $, en plus des 50 000 $ qui ont déjà été assurés », soutient-il.

Ce montant reste cependant loin du coût total du remplacement. « On parle d’un plan entre 450 000 $ et 1,2 million de dollars, selon l’option que l’on choisit », explique Gilles Durupt.

Le remplacement du système de réfrigération pourrait néanmoins être l'occasion d'entreprendre un changement technologique. Le centre pourrait ainsi se doter d’un système à l’ammoniac, un réfrigérant jugé plus efficient et écologique que le gaz fréon qu'il utilisait jusqu'ici, explique Gilles Durupt.

« Au départ, on voulait un système au gaz fréon, mais plus on en discute, plus on nous conseille le système à l’ammoniac. Ça va dépendre des finances », souligne-t-il.

L'idée sourit à la Ville, selon Matthieu Allard. « L’administration municipale va devoir donner son accord sur le fait qu’il s’agisse ou non d’un remplacement qui va fonctionner. Elle veut s’assurer que la solution choisie va être une solution viable pour les années à venir », précise-t-il.

Prévoir à long terme

Même si le projet tarde, Gilles Durupt ne s'alarme pas. « Avec la ville, c’est souvent très lent. On est en retard de deux ou trois semaines. Si ça prend plus longtemps, mais que cela veut dire qu’on va avoir un bon plan pour les trente prochaines années, on est prêt à attendre un peu plus », affirme-t-il.

Ce n’est pas seulement quelque chose de gênant, c’est un vrai manque pour la communauté.

Gilles Durupt, responsable du terrain et de la bâtisse

Pour lui, la priorité consiste à assurer l’avenir. « L’option nous avait été donnée de remplacer juste quelques éléments pour être en fonction pour le mois de novembre, mais on ne voulait pas retomber, faute de nouveau plan, dans la même situation l’année prochaine. On a préféré regarder à plus long terme », justifie Gilles Durupt.

Pour permettre de financer un tel projet, Matthieu Allard souligne d’autres possibilités de financement complémentaires. « Il peut y avoir une garantie de prêt de la ville de Winnipeg. Ce processus doit prendre en compte un plan d’affaires du centre récréatif Notre-Dame pour s’assurer qu’il sera en position de rembourser », précise-t-il.

Malgré les pertes de revenus qu'entraîne la fermeture, Gilles Durupt reste confiant quant à l’avenir de l’aréna. « On pense qu’il y a de bonnes chances que nos équipes et les divers programmes reviennent pour la prochaine saison », envisage-t-il. Il espère néanmoins que d’autres niveaux de gouvernements pourront être sollicités pour aider à la sécurité financière du projet.

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