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Élections municipales : les candidats issus de la diversité encore peu nombreux

La façade de l'hôtel de ville d'Ottawa devant laquelle sont stationnés des voitures.
Seuls quatre candidats qui veulent être conseillers municipaux à Ottawa sont issus de la communauté noire. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les électeurs d'Ottawa qui souhaite appuyer un candidat issu de la diversité ethnoculturelle lors des élections du 22 octobre prochain vont rester sur leur faim.

À Ottawa, 6 % de la population appartient à la communauté noire, ce qui en fait le groupe minoritaire culturel le plus important de la capitale fédérale. Or, seuls quatre candidats dans autant de quartiers différents sont d’origine afro-canadienne, soit 3,9 % des aspirants-conseillers.

Je ne dirai jamais assez que je ne présente pas parce que je suis noir, je me présente parce que je suis capable de faire le travail, relate Fabien Kalala Cimankinda, qui convoite le poste de conseiller dans le quartier Rivière.

C’est aussi la part des choses que nous devons faire, notre communauté culturelle, d’être impliqué, ajoute-t-il.

Il faut y croire parce qu’à la fin de la journée nous faisons partie de ce melting pot, de cette diversité culturelle, et nous devons amener tous ces bagages d’expérience intellectuelle à la table du conseil.

Fabien Kalala Cimankinda, candidat dans le quartier Rivière

Conseillers scolaires

La question de la diversité est d’ailleurs tout aussi présente pour les conseillers scolaires, constate Nénette Téma-Budi, qui se porte candidate au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE).

Nous sommes des immigrants, mais nous devons aussi prendre une part dans cette société pour aller discuter à la même table que ces gens qui prennent des décisions, affirme la femme qui a quitté la République démocratique du Congo pour s’installer au Canada en 2000.

Manque d’intérêt, manque de connaissance, manque de temps

Il fallait que j’ose. Je pense que beaucoup de gens issus de la diversité culturelle ne veulent pas oser, croit Valérie Assoi, conseillère scolaire au CECCE élue sans opposition.

La crainte de ne pas vouloir oser n’est qu’une partie de la raison pour laquelle les membres des diverses communautés culturelles ne font pas le saut dans l’arène politique. Pour M. Kalala-Cimankinda, le manque d’intérêt et de connaissance de la politique peut aussi expliquer la faible diversité en politique.

Les gens sont même surpris de voir c’est quoi le rôle du conseil municipal. 80 % de notre vie est influencée par la municipalité, remarque le candidat.

Un bandeau annonçant le dossier de Radio-Canada sur les élections municipales en Ontario

Le faible intérêt pour la politique municipale n’est cependant pas limité aux communautés culturelles : rappelons qu’un peu moins d’un électeur sur quatre s’était prévalu de son droit de vote au scrutin municipal en 2014.

Il est également difficile pour plusieurs personnes immigrantes de faire campagne, faute de temps et de moyens, note Mme Assoi.

Pendant que des immigrants viennent pour avoir de l’Argent pour faire une meilleure vie pour leurs enfants, ils se retrouvent à faire 2-3 emplois. C’est difficile d’avoir du temps pour s’impliquer, fait-elle remarquer.

Avec les informations de Gilles Taillon et de Josée Guérin

Ottawa-Gatineau

Politique municipale