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Une famille campe dans un parc à cause du manque de logements abordables

Le couple formé de Jackie Myerion et de Jesse Kirkpatrick dans le parc Crab, une tente, des montagnes et un bateau de croisière sont en arrière-plan.
Le couple et ses deux enfants ont campé dans le parc Crab à Vancouver quelques semaines avant de trouver un logement abordable. Lorsque cette photo a été prise en octobre, plusieurs tentes étaient aussi présentes dans le parc. Photo: Radio-Canada / Yvette Brend
Radio-Canada

Un couple qui dit avoir été expulsé de son logement à Surrey, en Colombie-Britannique, a campé avec ses enfants plusieurs semaines dans un parc de Vancouver avant de trouver un logement abordable.

Jackie Myerion et Jesse Kirkpatrick, tous deux dans la trentaine, souhaitent livrer leur témoignage pour démontrer à quel point il est facile de devenir itinérant en Colombie-Britannique.

« Cela peut arriver à n’importe qui. Nous étions de bons locataires, Jesse travaillait. Or, nous nous sommes tout de même retrouvés dans la situation où nous avons dû planter notre tente au parc Crab parce que nous ne pouvions pas trouver de logement abordable », explique Jackie Myerion.

Ceux qui étaient des locataires de longue date de Surrey n’ont eu qu'un mois pour quitter l’appartement de 1000 $ par mois, le propriétaire souhaitant donner le logement à un membre de sa famille.

Les Myerion-Kirkpatrick ont donc remisé leurs objets et ont tenté de s’inviter chez un membre de leur famille. Toutefois, dans l’immeuble de cette personne, l’accès était interdit aux hommes et aux enfants. Ils n'ont pas non plus trouvé de refuge accueillant les familles sans abri.

Le village de tentes de Maple Ridge en Colombie-Britannique.Le village de tentes de Maple Ridge en Colombie-Britannique Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Ils ont fini par camper en mai et en juin avec leur fille de 9 ans et leur fils de 7 ans.

« C’était très stressant et difficile », confie Jackie Myerion. « On leur a fait croire que c’était du camping », ajoute Jesse Kirkpatrick, qui a essayé de protéger ses enfants de la réalité.

La famille est finalement entrée en contact avec l'Union Gospel Mission, un organisme qui vient en aide aux personnes dans le besoin.

Un taux d’inoccupation quasi nul

Le porte-parole de l’Union Gospel Mission, Jeremy Hunka, assure que ce cas est loin d’être isolé.

D’ailleurs, une étude publiée par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) en collaboration avec l’organisme dépeint une dure réalité en matière de logement dans le Grand Vancouver.

À Surrey, le taux d'inoccupation est passé de 5,7 % en 2012 à près de 0 en 2017, selon l’étude « No Vacancy ».

« Quand on voit ces chiffres, je ne suis pas surprise de voir le nombre de sans-abri augmenter », soutient Penny Gurstein, de l’École de planification urbaine de l'UBC.

Pour sa part, la famille Myerion-Kirkpatrick se réjouit que son camping forcé ait pris fin.

« Je suis contente que ce soit terminé », affirme Jackie Myerion, qui espère que les familles dans la même situation trouveront rapidement un logement.

Selon des informations d'Yvette Brend

Colombie-Britannique et Yukon

Pauvreté