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Où pourra-t-on fumer du cannabis en public le 17 octobre?

Une illustration de feuilles de cannabis et de joints, avec deux mains qui tiennent un bâton. L'un est rouge et comporte un X, l'autre est vert et a une feuille de marijuana.
La plupart des municipalités de 10 000 habitants et plus ont fait le choix d'interdire la consommation de cannabis dans les lieux publics. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Ceux qui voudront célébrer la légalisation du cannabis en allumant un joint sur un banc public devront s'éloigner des grands centres. Contrairement à la quasi-totalité des municipalités de plus de 10 000 habitants, les petites municipalités de la région ont pour la plupart décidé de s'en tenir aux dispositions de la loi provinciale et de permettre aux usagers de consommer dans les lieux publics.

Un texte de Jonathan Lavoie

Essentiellement, dans les municipalités où aucun règlement n'a été ajouté pour interdire la consommation en public, le cannabis sera permis là où la cigarette est permise.

Ainsi, dans la grande région de Québec et Chaudière-Appalaches, il sera permis de fumer en public à Stoneham-et-Tewkesbury ou à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, par exemple, mais interdit à Québec et Lévis.

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, estime que cet état des lieux représente bien la diversité du monde municipal.

« On voit les couleurs locales dans les règlements qui sont adoptés. Le municipal, c'est un monde de terrain, de proximité. On vient adopter des règlements qui collent davantage à notre population, à notre réalité », estime celui qui est aussi maire de Drummondville.

Il ajoute que les municipalités « où il n’y aura pas de site de vente se sont peut-être senties moins interpellées ».

La version originale de ce document a été modifiée. Pour des raisons techniques, la version interactive de la carte n'est plus disponible.

Harmoniser les règlements

Le portrait pourrait toutefois changer dans les prochains mois. Plusieurs petites municipalités travaillent encore à l’élaboration de règlements pour interdire la consommation en public.

Souvent, ces règlements seront développés pour l’ensemble des municipalités d’une même MRC, pour faciliter le travail des agents de la Sûreté du Québec (SQ) qui patrouillent sur le territoire.

C’est le cas dans les MRC de Bellechasse, de Montmagny et de Lotbinière notamment, où des comités composés d’élus, de directeurs et de membres de la SQ se penchent sur la question.

« Actuellement, personne ne peut se promener avec une bière à la main dans les rues des municipalités de Lotbinière. Je ne m’attends pas à ce que le comité aille dans une direction différente au niveau du cannabis », commente le directeur général de la MRC de Lotbinière, Stéphane Bergeron.

Gros plan sur les mains d'une femme roulant une cigarette de cannabis.Une femme roulant une cigarette de cannabis Photo : iStock

Rien n’est toutefois définitif puisque ce sont les élus de chacune des 18 municipalités de Lotbinière qui auront le dernier mot.

S’il y a une harmonisation des règlements, c’est clair que ça va aider au niveau de l’application.

Ann Mathieu, Sûreté du Québec

Bien que l’harmonisation des règlements soit souhaitable, la SQ assure qu’elle sera en mesure de faire respecter ce qui sera voté dans chaque municipalité si certaines décidaient de faire bande à part.

Bientôt interdit partout en public?

Ceci étant dit, l'ensemble des règlements municipaux pour encadrer l'usage du cannabis pourraient bientôt être remplacés par une seule loi provinciale.

Le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), dont les élus seront assermentés cette semaine, a l’intention de légiférer pour une interdiction de consommer dans tous les lieux publics de la province.

Alexandre Cusson (au micro), maire de Drummondville et président de l'Union des municipalités du Québec lors d'une conférence de presseAlexandre Cusson, maire de Drummondville et président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) Photo : Radio-Canada

Le président de l’UMQ, Alexandre Cusson, n’est pas contre l’idée en soi, mais il demande au gouvernement provincial de respecter les champs de compétences des municipalités.

Il faut se rappeler que les villes, les municipalités québécoises se sont préparées en fonction d'une loi qui existait. Il ne faut pas nécessairement venir la chambarder du jour au lendemain sans parler aux différents partenaires.

Alexandre Cusson, président de l’UMQ

Il demande à tout le moins au gouvernement de consulter les associations qui représentent les municipalités, l’UMQ et la Fédération québécoise des municipalités.

Alexandre Cusson donne l’exemple de la loi qui encadre l’usage du tabac. C’est le provincial qui a légiféré, mais les municipalités étaient d’accord pour appliquer cette mesure à l’ensemble du territoire.

Société