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Légalisation du cannabis : un chef de police ontarien critique sévèrement Ottawa

Un conducteur derrière le volant avec un sachet de cannabis dans les mains.
Un conducteur consommant du cannabis au volant. Photo: Radio-Canada / Pascal Coudé
Radio-Canada

Le chef de police de Windsor ne mâche pas ses mots à quelques jours de la légalisation du cannabis. Il déplore le manque de directives de la part du gouvernement fédéral et l'absence de test « objectif » pour déceler les personnes qui conduisent sous influence.

Le chef de police de Windsor, Al Frederick, indique que ses troupes n’utiliseront pas l’appareil de dépistage de cannabis pour les contrôles routiers.

Selon M. Frederick, cet appareil n’est pas « objectif » et ne peut pas être considéré comme fiable.

Il est irresponsable de permettre la légalisation du cannabis le 17 octobre sans que les policiers aient les bons outils.

Al Frederick, chef de police de Windsor

Le chef de police de Windsor estime également qu'il existe une responsabilité collective pour veiller à ce que personne ne prenne le volant sous l'influence d'une substance.

M. Frederick affirme par ailleurs que la police de Windsor a embauché des experts afin de l’aider à gérer les dossiers de conduite sous influence.

Le chef de la police de Windsor, Al Frederick.Le chef de la police de Windsor, Al Frederick Photo : CBC / Jonathan Pinto

En août, la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a donné le feu vert à un nouvel appareil permettant de détecter la présence de drogues dans l'organisme des conducteurs durant les contrôles routiers.

Le Dräger DrugTest 5000 est le premier appareil autorisé pouvant analyser des échantillons de salive que les corps policiers utiliseront pour dépister le THC, principal psychotrope du cannabis.

Toutefois, les corps policiers de la province peuvent choisir l'équipement qui leur convient le mieux pour procéder aux tests de dépistage.

À quelques jours de la légalisation du cannabis au pays, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) rappelle, pour sa part, qu'il est strictement interdit de conduire avec les facultés affaiblies.

Pas de consommation pour les policiers

Al Frederick est catégorique : ces policiers ne pourront pas consommer de cannabis.

À Toronto, les policiers pourront consommer du cannabis, mais devront attendre au moins 28 jours avant de pouvoir travailler.

Être apte à servir est important pour nos policiers. Ici, ils devront s’abstenir complètement de consommer avant de commencer à travailler, explique-t-il.

M. Frederick considère le cannabis comme un produit hautement addictif et qui ne fait pas partie d’un style de vie équilibré.

Ce n’est pas la première fois que M. Frederick est critique envers la nouvelle loi fédérale permettant la légalisation du cannabis.

Le gouvernement fédéral répond très lentement à nos questions et aux inquiétudes des forces policières, conclut-il.

Le cannabis sera légal au Canada le 17 octobre.

Windsor

Drogues et stupéfiants