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Cannabis et voyage aux É.-U. : le ministre Bill Blair conseille « d’être honnête »

Une feuille de marijuana en premier plan et en arrière-plan le parlement d'Ottawa.
Les États-Unis n’ont toujours pas clairement indiqué si les Canadiens qui admettent avoir consommé légalement du cannabis au Canada pourraient être refoulés ou faire l'objet d'une interdiction d'entrée sur le territoire américain. Photo: Reuters / © Reuters Photographer / Reuter
Radio-Canada

Le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé Bill Blair invite les Canadiens qui voyageront aux États-Unis à répondre honnêtement si des agents frontaliers américains leur demandent s'ils ont déjà consommé du cannabis. Toutefois, il ajoute qu'ils ne sont pas obligés de s'incriminer.

Un texte de Fanny Bédard

« Je rappelle à tous les Canadiens que c’est une infraction de mentir à la frontière, mais ils ne sont pas obligés de s'incriminer. Alors ils ont un choix à faire », a indiqué le ministre en entrevue à l’émission matinale The Early Edition de CBC à Vancouver vendredi.

Les États-Unis ont publié des mises à jour au cours des derniers jours au sujet de la façon dont les employés de l’industrie de la marijuana seraient reçus chez eux, mais n’ont toujours pas clairement indiqué si les Canadiens qui admettent avoir consommé légalement du cannabis au Canada pourraient être refoulés ou faire l'objet d'une interdiction d'entrée sur le territoire américain.

Soyez honnête, mais si vous ne voulez pas répondre à cette question et faire face à la possibilité d’être exclu des États-Unis, rebroussez chemin.

Bill Blair, ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé

Bill Blair est dans la région pour répondre aux questions à l’égard de la légalisation de la marijuana, à moins d’une semaine de l'entrée en vigueur de la loi, le 17 octobre.

« Les États-Unis ont le droit de déterminer qui peut entrer dans leur pays et ils peuvent demander ce qu’ils veulent. La décision revient à l'agent frontalier », a admis M. Blair.

Des conditions en évolution

Le gouverneur de l’État de Washington, Jay Inslee, pense que le problème se réglera et peut-être rapidement, selon l’issue des élections de mi-mandat. « Je pense que ce problème se résoudra au fil du temps. La vitesse à laquelle ça ira dépend beaucoup des résultats des élections fédérales dans les trois prochaines semaines et en 2020 », a-t-il dit cette semaine lors d’une rencontre avec le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan. L’utilisation de cannabis à usage récréatif est légale dans son État depuis 2012.

Il rappelle quand même aux consommateurs qui traversent la frontière qu’ils ne peuvent pas le faire en possession de marijuana. « Nous voulons nous assurer que nos citoyens sont au courant », a-t-il déclaré.

Une situation « étrange »

Le premier ministre de la Colombie-Britannique avoue qu’il s’agit d’une situation qui lui « semble étrange » de même qu’à Jay Inslee, mais ajoute qu’il s’agit de questions fédérales. Il s’engage à travailler avec le premier ministre du Canada pour régler la question et précise que le gouverneur de l’État de Washington est prêt à l’appuyer pour faire avancer le dossier auprès du gouvernement américain.

Jay Inslee a voulu aussi voulu rassurer les Canadiens qui craignent les effets de la légalisation. « Nous n’avons pas eu de crime associé [à la décriminalisation], nous n'avons pas eu d’effets sur la santé et il n’y a pas de preuves d’une augmentation de la consommation chez les jeunes », a-t-il soutenu.

Colombie-Britannique et Yukon

Drogues et stupéfiants