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Un enfant maltraité « abandonné » par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

Un enfant essuie ses yeux en serrant un animal en peluche.
Un enfant victime de mauvais traitements Photo: iStock

Le système de protection de l'enfance à Terre-Neuve-et-Labrador a failli à sa tâche de protéger un enfant qui est mort après avoir souffert de violence et de négligence pendant sa courte vie.

C'est la conclusion à laquelle est arrivée la défenseure des enfants et de la jeunesse, Jacqueline Lake Kavanagh, après avoir examiné le cas de cet enfant, dont le nom, l'âge et le sexe ne sont pas divulgués.

Les services sociaux ont été saisis du cas de l'enfant lorsque sa mère a été arrêtée pour conduite avec les facultés affaiblies et possession de drogue.

Les travailleurs sociaux ont aussi appris que le conjoint de la mère était violent avec elle et l'enfant. Celui-ci a été placé en famille d'accueil pendant quelques mois.

La défenseure des enfants et de la jeunesse de Terre-Neuve-et-Labrador, Jacqueline Lake KavanaughLa défenseure des enfants et de la jeunesse de Terre-Neuve-et-Labrador, Jacqueline Lake Kavanaugh Photo : CBC/John Pike

La mère a récupéré la garde de l'enfant après être retournée vivre chez ses parents. Une ordonnance a été délivrée pour empêcher le conjoint de se trouver en présence de l'enfant. Les services sociaux ont conclu que l'enfant vivait dans un milieu plus stable.

La mère a cependant continué à voir son conjoint et les grands-parents n'étaient pas certains d'avoir l'autorité légale pour l'empêcher d'emmener son enfant avec elle.

L'enfant est mort lors d'un incident tragique qui a aussi coûté la vie à la mère et à son conjoint.

Une enquête très difficile

Jacqueline Lake Kavanagh note que pendant sa courte vie, l'enfant a été maltraité, qu'il a vécu de nombreux déménagements et des changements d'école à répétition.

Dans son rapport, la défenseure recommande de préparer des plans très détaillés lorsqu'un enfant est retourné dans sa famille, afin que chacun soit bien certain de son rôle et ses responsabilités.

Elle recommande aussi que le ministère vérifie les documents légaux et les ordres de la cour pour voir s'ils sont respectés.

Le manque de communication est évident dans ce dossier, souligne Mme Lake Kavanagh. Personne n'était vraiment au courant de la situation dans laquelle l'enfant se trouvait.

Elle recommande aussi un meilleur accès aux services de santé mentale pour les enfants et les parents. Dans ce cas-ci, l'enfant a été placé sur une liste d'attente longue de six mois. Il est mort avant d'avoir pu obtenir de l'aide.

Dans ce genre de situation avec des enfants, il n'y a pas de deuxième chance pour se rattraper. C'est une occasion ratée et un enfant est mort.

Avec les informations de CBC

Terre-Neuve-et-Labrador

Enfance