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Quelques clients dans un petit commerce, avec un employé derrière un comptoir.

Une image représentant une succursale de la Société québécoise du cannabis.

Photo : Société québécoise du cannabis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À deux jours de l'ouverture de ses premières succursales, la Société québécoise du cannabis (SQDC) se dit fin prête à offrir des dizaines de produits en magasin et à les envoyer par la poste. Mais qui sera responsable de les acheminer depuis le producteur jusqu'à vous?

Un texte de Frédéric Arnould

Selon Statistique Canada, les amateurs de marijuana consomment environ 150 tonnes métriques de produits de cette plante chaque année. Lors de sa première année d'exploitation, la SQDC espère pouvoir ravir 30 % du marché noir par l'intermédiaire de ses 12 magasins, mais aussi au moyen des commandes en ligne.

Pour ce faire, une demi-douzaine de fournisseurs ont été choisis selon leurs capacités de production et d'approvisionnement.

Pour l'instant, une seule compagnie québécoise fait partie de cette liste. Il s'agit de l'entreprise Hexo, qui sera d'ailleurs le fournisseur principal de la société pour les cinq prochaines années, en plus de produire pour l'Ontario.

Située à Masson-Angers, près de Gatineau, Hexo table beaucoup sur d’importants travaux d'agrandissement de ses installations afin de faire passer la production annuelle de son usine de 25 à 108 tonnes.

C'est aussi le fournisseur de cannabis légal qui a la tâche de faire la livraison par camions vers les succursales de la SQDC.

Sécurité avant tout

Pour des raisons de sécurité, aucun nom de sous-traitants pour le transport n'a été dévoilé, ni par Hexo ni par la SQDC.

Selon Alain Brunet, ancien PDG de la Société des alcools du Québec (SAQ) et actuel responsable de la mise en oeuvre de la SQDC, c'est un choix judicieux. Il précise que les partenaires sont nombreux, les livraisons aléatoires et les inventaires limités.

« Et tout ça, c'est bon pour la sécurité. »

— Une citation de  Alain Brunet, responsable de la mise en oeuvre de la SQDC

Pas d'entrepôt pour la SQDC

Histoire de minimiser son implication dans le transport et la centralisation des opérations de livraison, la SQDC ne possède ni ne gère aucun entrepôt.

Tout au plus, une partie d'un entrepôt d'Hexo, situé à Montréal, servira de point de chute pour les commandes qui prendront le chemin des succursales ou encore celui de la résidence des consommateurs qui auront commandé en ligne.

C'est d'ailleurs dans cette section d'entreposage que la logistique d'emballage et d'expédition sera effectuée. Une fois encore, la SQDC confie cette portion de la distribution à une entreprise externe, dans ce cas-ci le Groupe de chaîne d'approvisionnement Metro, qui est basé dans la métropole québécoise.

Sur le web

« Le site web, c'est la SQDC. Donc, nous sommes responsables, mais en arrière, on fait affaire avec des partenaires », explique Alain Brunet. C'est l'entreprise longueuilloise Orckestra qui est responsable de cette plateforme transactionnelle.

Quant à la livraison par courrier, qui pourrait représenter jusqu'à 30 % des achats totaux de la SQDC, selon ses propres estimations, c'est Postes Canada qui en a obtenu le mandat.

Afin que la livraison s'effectue en bonne et due forme, une procédure d'identification sera exigée en personne. Sinon, le destinataire devra aller lui-même chercher le colis en question.

« Quand on va chercher le colis, on doit s'assurer de l'âge pour être sûr qu'il n'y ait personne de mineur et que l'adresse soit la bonne », ajoute Alain Brunet.

Le site web sera mis en ligne dès l'ouverture des magasins, mercredi matin.

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