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Une enseignante francophone de l'Ontario suspendue à la suite d'une sortie éducative

L'enseigne de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario sur un édifice
L'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario a suspendu le certificat de Mme Boote. Photo: CBC
Radio-Canada

L'enseignante Darlene Patricia Boote a été reconnue coupable de faute professionnelle par l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (OEEO), qui a du même souffle suspendu son certificat de qualification. Cette décision survient à la suite d'allégations selon lesquelles l'enseignante suppléante aurait acheté, puis consommé de l'alcool avec ses élèves dans une chambre d'hôtel, lors d'une sortie scolaire.

Un texte de Mathieu Simard

Les faits reprochés seraient survenus en mars 2015, alors que Mme Boote accompagnait six élèves du Conseil scolaire Providence lors d'une activité parascolaire. Selon les documents de l'audience disciplinaire, Darlene Patricia Boote aurait laissé des élèves sans supervision à l'hôtel.

Elle aurait aussi acheté de l'alcool en plus d'en consommer avec les jeunes et aurait omis de confisquer des bouteilles d'alcool qu'ils avaient en leur possession pendant le voyage.

Le 2 octobre 2018, le comité disciplinaire de l'OEEO a choisi de suspendre le certificat de qualification de Darlene Patricia Boote pour une période de deux mois. L'Ordre somme aussi Mme Boote de suivre, à ses propres frais, un cours de déontologie « qui portera spécifiquement sur les préoccupations du comité de discipline ». Le cours devra être préalablement approuvé.

Les élèves en cause ainsi que l'établissement d'enseignement où l'enseignante travaillait à l'époque ne sont pas nommés pour protéger l'identité des jeunes.

Le Conseil scolaire Providence avait déjà décidé de congédier Darlene Patricia Boote en mai 2015. Elle a travaillé pour nous, elle ne travaille plus pour nous, s'est contentée de dire la responsable des communications Lyne Cossette, sans préciser pendant combien d'années l'enseignante a été à l'emploi du conseil.

L'avocate de Darlene Patricia Boote, Me Lise Leduc, n'a pas voulu commenter le dossier.

Les motifs qui ont amené le comité de discipline à reconnaître le manquement ne seront connus que dans quatre à six semaines, lors de la publication du rapport final.

Toronto

Éducation