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Des élections pourraient être déclenchées sans président à l’Assemblée législative

Les deux chefs font une déclaration devant leurs partisans en réaction à l'élection au Nouveau-Brunswick
Le chef du Parti libéral Brian Gallant (à gauche) et le chef du Parti progressiste-conservateur Blaine Higgs (à droite) Photo: La Presse canadienne

La nomination du président de l'Assemblée législative est le premier élément dont les partis devront discuter à leur retour en Chambre le 23 octobre. Toutefois, la situation politique instable au Nouveau-Brunswick depuis les dernières élections fait qu'aucun parti n'a envie de voir un des leurs nommé à ce poste.

Les libéraux et les progressistes-conservateurs ont tous les deux dit qu’ils ne permettront à aucun de leurs députés d’accéder au poste de président de l’Assemblée législative.

Cette réticence s’explique par le nombre de sièges de chaque parti. Comme les progressistes-conservateurs ont 22 sièges et les libéraux 21, perdre un siège signifierait l’égalité avec Brian Gallant pour Blaine Higgs.

Pour le moment, les deux chefs se renvoient la balle. M. Higgs pense que M. Gallant doit proposer un président pour la Chambre, alors que M. Gallant pense le contraire.

Selon la loi, aucun parti n’est obligé de proposer un président. Tous les députés, sauf les chefs et les ministres, sont considérés d’office par la Chambre pour occuper ce poste. Toutefois, les députés peuvent décider eux-mêmes de se retirer de la course.

Les libéraux de Brian Gallant vont présenter un discours du Trône à leur retour en Chambre et vont demander aux deux tiers partis, soit le Parti vert et l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, de les appuyer.

Choisir un président avant tout

Si Brian Gallant obtient un vote de confiance, il pourra rester au pouvoir, mais si ce n’est pas le cas, M. Higgs lui succédera.

Cependant, rien de tout cela ne peut avoir lieu avant qu’un président ne soit nommé.

Si l’Assemblée législative n’élit aucun président, la seule option est de dissoudre l’Assemblée et de retourner en élections, explique James Bowden, un expert du système parlementaire.

Étant donné les circonstances particulières, la lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, Jocelyne Roy Vienneau, pourrait aussi donner le pouvoir à Blaine Higgs et voir avec les autres partis s’ils seraient prêts à nommer un président.

Il existe des précédents pour ces deux scénarios en Atlantique, mais ceux-ci remontent à 1859 et 1908.

Le Parti vert et l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ont tous les deux mentionné qu’ils ne voulaient pas se départir d’un de leurs députés, comme ils ont chacun seulement trois sièges à l’Assemblée législative.

Le retour en Chambre approche

Les 49 députés néo-brunswickois qui ont été élus aux dernières élections seront assermentés le vendredi 19 octobre.

La cérémonie sera présidée par Mme Roy Vienneau.

Le jour précédant l'assermentation, les députés prendront part à des séances d'orientation ainsi qu'à des ateliers portant sur le harcèlement au travail et sur les règles en matière de conflits au travail.

L'Assemblée législative devrait être convoquée pour l’élection d’un président et le dépôt du discours du Trône le mardi 23 octobre.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale