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L’avez-vous vu? La fin du dégivrage et des photos de chatons pour votre attention

Radio-Canada

Une nouvelle substance qui permet d'éliminer l'accumulation de glace et regarder des photos de bébés animaux peut améliorer votre concentration. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

Un texte d'Alain Labelle


1. Une nouvelle façon d'éliminer l'accumulation de verglas

Le matériau développé au MIT.

Le matériau en trois couches qui peut être étendu ou même vaporisé sur les surfaces à traiter.

Photo : MIT/Kripa Varanasi

Le verglas s’accumule sur les ailes des avions, sur les pylônes électriques, sur les vitres d’auto, ou sur les corniches d’immeubles.

Il s’agit d’une mince couche de glace qui se forme sur une surface lorsque la température descend au-dessous de 0 degré Celsius.

Des ingénieurs américains cherchaient un moyen de transformer la lumière du soleil en chaleur pour faire fondre le verglas aux endroits où il entre en contact avec une surface pour le faire glisser et ainsi la dégager. Et ils ont relevé le défi, sans électricité ni produits chimiques.

Le matériau fait glisser le verglas sur une surface.

Le matériau fait glisser le verglas sur une surface.

Photo : MIT/Kripa Varanasi

Le chercheur Kripa Varanasi et ses collègues de l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ont mis au point un système novateur d’une grande simplicité qui a recours à l’énergie solaire pour empêcher l’accumulation de verglas.

Il s’agit d’un matériau en trois couches qui peut être étendu ou même vaporisé sur les surfaces.

Le système concentre l’énergie, la convertit en chaleur, puis répand cette dernière pour qu’elle atteigne les zones qui ne sont pas directement exposées à la lumière du Soleil. Ainsi, la disparition du verglas ne se limite pas aux emplacements ensoleillés.

Après avoir été appliqué, le système ne nécessite aucune autre action. Il peut même faire son travail de dégivrage la nuit, à l'aide d'un éclairage artificiel.

Les trois couches sont composées de matériaux peu coûteux.

L'équipe de recherche a effectué des essais approfondis, y compris à l’extérieur avec des conditions météorologiques réelles. Elle poursuit ses tests pour vérifier la longévité et établir les méthodes optimales d'application.


2- Manque de concentration? Regardez des bébés animaux!

Un chaton, un bébé cochon d'Inde, et un chiot

Certains animaux ont besoin de plus de stimulation et de plus d’exercice que d’autres.

Photo : iStock

Cela pourrait paraître comme une distraction, mais au contraire, regarder des photos de chatons ou de chiots aide à la concentration. Du moins si on se fie aux travaux de scientifiques japonais de l’Université de Hiroshima.

Le psychologue Hiroshi Nittono et ses collègues ont mené trois expériences dont les résultats montrent que les participants qui regardent des photos de bébés animaux portent plus d'attention aux détails que ceux qui ont regardé des photos d'animaux adultes ou d’autres objets neutres.

La raison? Rien n’est encore certain, mais les scientifiques pensent que nos instincts parentaux pourraient contenir une partie de l’explication.

Nous portons ainsi un intérêt particulier aux bébés qui comptent sur notre présence et notre attention pour leur bien-être. Une tâche qui nécessite de la concentration.


3. Un robot qui a du ressort

Le robot Salto-1P.

Salto-1P

Photo : Université de Californie à Berkeley

Le petit robot unijambiste Salto-1P, surnommé Pogo par ses créateurs, a été mis au point pour rebondir. Et il le fait très bien. Malgré sa taille d’une quinzaine de centimètres, il peut réaliser des bonds d’une hauteur de 1,25 mètre.

Les ingénieurs de l'Université de Californie à Berkeley qui l’ont créé en sont à leur deuxième version. Celle-ci est plus fluide que la première, grâce à son mouvement de balancier et à la capacité de flexion de sa jambe.

Un nouvel algorithme permet aussi de mieux préciser ses déplacements. Par exemple, il peut maintenant passer sans problème d’une chaise à un bureau.

Pogo pourrait éventuellement servir dans des missions de recherche ou de sauvetage dans des décombres et à des endroits auxquels les humains n’ont pas accès. Il pourrait aussi être utilisé dans des missions de surveillance.


4- Quel est le lien entre nos coups de soleil et la disparition des dinosaures?

L'astéroïde Chicxulub est tombé dans la région de l'actuel Yucatan, au Mexique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'astéroïde Chicxulub est tombé dans la région de l'actuel Yucatan, au Mexique.

Photo : iStock

Il a fallu étudier un petit poisson aveugle retrouvé dans des grottes de Somalie, le Phreatichthys andruzzii, pour réussir à établir un lien.

Le scientifique allemand Nick Foulkes et ses collègues de l’institut de technologie de Karlsruhe ont découvert que ce poisson ne possède pas la « trousse » de réparation de l’ADN qui protège de nombreuses créatures vivantes des rayons ultraviolets nocifs du soleil. Logique, direz-vous, puisque cette espèce vit depuis des millions d'années dans l'obscurité totale.

Au cours de l’évolution du Phreatichthys andruzzii, cette caractéristique présente chez les plantes, les bactéries et certains animaux a été abandonnée puisque sa survie n’en dépendait plus.

Cette « trousse génétique » est l'une des raisons pour lesquelles les plantes qui passent leurs journées baignées par les rayons du soleil ne présentent pas de mutations génétiques néfastes, alors que les humains risquent leur peau lorsqu’ils s’y exposent trop longtemps.

Ainsi, les animaux placentaires, qui comprennent les humains, n'ont pas cette particularité génétique protectrice. Mais pourquoi?

C’est que les ancêtres des mammifères modernes vivaient exclusivement la nuit (ou sous terre) afin d'éviter de finir dans l’estomac des dinosaures.

Or, comme le poisson aveugle somalien, nos premiers ancêtres ont perdu, en évoluant, cette fameuse trousse de réparation de l'ADN activée par la lumière.

Puis vint la disparition des dinosaures, et la fin de la partie de cachette avec les mammifères placentaires qui ont pu — rapidement sur le plan évolutif — vivre au grand jour. De là l’absence de la trousse génétique qui protège d’autres créatures vivantes du soleil… Et qui nous oblige, nous humains, à mettre de la crème solaire.

Selon les chercheurs allemands, l’étude du poisson aveugle de Somalie tend à confirmer cette hypothèse. Il faut donc blâmer les dinosaures pour la crème solaire… ou les remercier de pouvoir profiter avec modération des rayons du soleil.


5. Un patient hyperréaliste pire qu’un mal de dents!

La tête du mannequin.

Gros plan sur la tête du mannequin-patient

Photo : Université de Strasbourg

Il respire, cligne des yeux, transpire ou parle. Un mannequin mis au point en France à la Faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg permet aux étudiants de goûter à la « médecine » des patients selon la volonté des formateurs qui le manipulent à distance et les observent à travers une vitre sans tain.

Les professeurs peuvent même pousser la note et proposer des scénarios plus délicats, tels qu’un patient qui crie de douleur, saigne ou même vomit. Des scénarios extrêmes comme un malaise ou un arrêt cardiaque sont aussi au menu.

Des étudiants dentistes se pratiquent à l'aide d'un mannequin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'objectif du recours à ce patient particulier est de préparer les futurs dentistes aux différentes situations auxquelles ils pourraient faire un jour faire face un jour.

Photo : Université de Strasbourg

L'objectif du recours à ce patient particulier est de préparer les futurs dentistes aux différentes situations auxquelles ils pourraient un jour faire face… en chair et en dents.

Les interventions des étudiants avec le patient mannequin d’une valeur de plus de 115 000 $ sont filmées et retransmise aux autres étudiants qui les suivent à partir d’une salle de cours afin d'apprendre de l’expérience de leurs collègues.


6. Du graphène pour renforcer le béton

Deux blocs de béton au graphène.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le processus est peu coûteux et est compatible avec les normes actuelles de construction.

Photo : Université D’Exeter

On connaît les vertus ultrarésistantes du graphène, ce matériau découvert en 2004 par le néerlandais André Geim et le russe Konstantin Novoselov, et qui leur a valu le Prix Nobel de physique en 2010.

Le graphène, qui se résume en un seul élément de carbone dont les atomes sont disposés en hexagone comme un nid d'abeilles, est à ce jour le plus solide matériau fabriqué par l'humain.

Il possède également des propriétés mécaniques importantes, puisqu'il est extrêmement résistant, 200 fois plus que l'acier, malgré son extrême finesse.

Des ingénieurs britanniques de l’Université d’Exeter ont eu l’idée de l’incorporer dans le béton pour rendre ce dernier encore plus fort et résistant à l’eau, tout en étant plus écologique.

Pour ce faire, ils ont mis au point une technique qui permet d’incorporer du graphène en suspension dans l’eau et de mélanger le tout avec des ingrédients traditionnels du béton comme le ciment et les agrégats.

Les tests sont très concluants. Ils ont révélé que la résistance à la compression du béton contenant du graphène avait augmenté de 146 % par rapport au béton ordinaire, et de près de 400 % en ce qui concerne la perméabilité à l'eau.

Le processus est peu coûteux et est compatible avec les normes actuelles de construction.

Selon les chercheurs, le béton au graphène permettra aux structures en béton de durer beaucoup plus longtemps que les autres.


7— Le premier concours annuel de photos d’Instagram

Une participante à la parade Zinneke de Bruxelles en Belgique.

La photo gagnante de la catégorie voyage.

Photo : Instagram/Gilles Guilbert

C’était la première édition des prix Pipas (Photobox Instagram Photography Awards), un concours qui récompense les meilleures photos publiées sur Instagram.

Créée par la société Photobox, l’édition 2018 a reçu pas moins de 180 000 inscriptions. Les gagnants sélectionnés dans les 10 catégories du concours ont remporté des prix de 5000 euros (7400 $ CA). Ces catégories incluent entre autres le voyage, la mode, les festivals, les animaux, la nature, l’amour et les photos « sans filtre ».

L’objectif avoué des créateurs du concours est de dénicher des photographies qui montrent toute la beauté du quotidien. Le jury était composé de quelques personnalités, dont Farrah Storr, rédactrice en chef du magazine Cosmopolitan.

« Les photos les plus réussies sont celles qui réussissent à vous arrêter lorsque vous défilez votre fil d’actualité », explique Mme Storr.

Le grand gagnant, toutes catégories confondues, est Darren Williamhall pour sa photo d’un caniche miniature qui attrape une balle.

Un caniche attrape une balle au vol.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier prix 2018, toute catégories confondues.

Photo : Instagram/Darrenwilliamhall

Une image de deux garçons amoureux de Matthias Magen a été couronnée meilleure photo dans la catégorie amour.

Deux garçons s'embrassent.

La photo couronnée dans la catégorie amour.

Photo : Instagram/Matthias Magen


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