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The Sisters Brothers, un western ennuyeux

Joaquin Phoenix et John C. Reilly sont à cheval dans une scène du film «Les frères Sisters».
Joaquin Phoenix (à gauche) et John C. Reilly dans le film Les frères Sisters Photo: Annapurna Pictures
Radio-Canada

CRITIQUE – Pour son premier film en anglais, Les frères Sisters (The Sisters Brothers), Jacques Audiard s'attaque à un nouveau genre pour lui : le western. Malheureusement, le réalisateur français (Sur mes lèvres, Un prophète) a raté son adaptation du roman canadien de Patrick deWitt, selon les critiques de l'émission Médium large.

« On entend souvent la phrase "Mon Dieu, mais je ne sais pas ce que la critique a pu trouver à ça”. Cette semaine [c’est moi qui] vais la dire », indique Georges Privet. Ainsi, le critique de Médium large est circonspect, vendredi, devant les bonnes réactions suscitées par Les frères Sisters, qui a aussi obtenu un prix à la récente Mostra de Venise.

Au départ, tout semblait pourtant lui convenir avec cette histoire qui se déroule en 1851 dans l'Oregon. Deux frères tueurs à gages (John C. Reilly et Joaquin Phoenix) sont envoyés par leur patron à la recherche d’un chimiste capable de retrouver facilement de l’or au fond des rivières. Un détective (Jake Gyllenhaal) a le même objectif.

Voulant faire un beau film utopique, Jacques Audiard a cherché à montrer une Amérique qui aurait pu être différente. Le pari est raté, estime Georges Privet, qui montre du doigt « une mise en scène et une adaptation scénaristique extraordinairement inefficaces et laborieuses ». S’ajoutent des problèmes de rythme, alors qu’on s’attarde sur des scènes mineures et on passe trop vite sur des éléments majeurs.

Pour sa part, Helen Faradji regrette la trop grande déférence de Jacques Audiard envers les codes du western (profondeur de champ et scènes violentes notamment). Il n’y a « aucune réinvention ni prise directe sur le genre. Oui, c’est beau, par moments. [...] Il y a une façon d’exploiter la sauvagerie du paysage qui est assez intéressante. Reste qu’il ne se passe pas grand-chose ».

Il y a quelque chose de rédhibitoire dans ce film-là. C’est l’ennui.

Helen Faradji à propos

Finalement, seuls le trio d’acteurs et la musique d’Alexandre Desplat ont réussi à convaincre les critiques de Médium large.

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