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Payer des sushis en abonnés Instagram

Une femme prend des sushis en photo avec son téléphone intelligent.
Un restaurant de sushis italien a décidé d'offrir des plats gratuits aux instagrammeurs dont le nombre d'abonnés dépasse 1000. Photo: getty images/istockphoto / David-Prado
Agence France-Presse

Des sushis gratuits en échange d'abonnés sur Instagram : c'est le concept qu'a décidé de lancer un restaurant de Milan, dans le nord de l'Italie, bien conscient de l'énorme influence du réseau social.

Pour qu'un repas soit totalement gratuit au resto This is not a sushi bar, il faut néanmoins compter pas moins de 100 000 abonnés et publier sur le réseau social une photo du lieu ou des plats, avec la mention et le mot-clic du restaurant.

1000 abonnés minimum

Les instagrammeurs suivis par 1000 à 5000 personnes auront droit à un plat gratuit après avoir acheté un plat et une boisson et publié la photo. Ceux ayant de 5000 à 10 000 abonnés pourront manger deux plats gratuitement.

Le chiffre grimpe à quatre plats pour les instagrammeurs comptant de 10 000 à 50 000 abonnés, et à huit plats pour ceux dont les publications sont vues par un nombre compris entre 50 000 et 100 000 abonnés.

La formule sera lancée à partir de lundi dans le nouveau, et sixième, restaurant de la chaîne, qui a été inauguré jeudi soir. À terme, elle pourrait être mise en place dans tous les établissements de la chaîne.

Exploiter le bouche-à-oreille numérique

« Nous cherchions une idée pour lancer ce nouveau restaurant. Nous nous sommes rendu compte que la majeure partie de notre clientèle utilisait Instagram et faisait partie de la génération des millénariaux », les 18-35 ans, a expliqué à l'Agence France-Presse (AFP) l'un des propriétaires du resto, Matteo Pittarello, âgé de 42 ans.

« Instagram est un multiplicateur extraordinaire du bouche-à-oreille, mais aucun restaurateur en Italie n'a exploité son potentiel de cette manière. Nous avons vu qu'à Londres, il y avait eu une expérience menée par une agence de communication qui avait créé un restaurant éphémère pendant deux semaines, et nous, nous avons décidé de le mettre en place de manière permanente », a-t-il ajouté.

« Chacun est un petit influenceur dans son groupe d'amis, de connaissances, de collègues de travail...

Matteo Pittarello, copropriétaire du restaurant This is not a sushi bar

Alors que le groupe réalise 80 % de ses ventes avec la livraison à domicile, qui n'est pas touchée par la formule utilisant Instagram, M. Pittarello ne s'attend « pas à de grandes répercussions sur le chiffre d'affaires, car le restaurant est assez petit (20 places) ». Toutefois, « nous nous attendons à ce qu'à moyen ou à long terme, le nombre de clients augmente. Le bouche-à-oreille apporte beaucoup de visibilité et les gens vont venir essayer le resto même s'ils n'ont pas 1000 abonnés », a-t-il assuré.

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