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La fin d'un programme d'immigration aurait une incidence sur le prix des maisons à l'Î.-P.-É.

Une agente immobilière et deux acheteurs devant une maison.
Plusieurs Chinois arrivés à l'Île-du-Prince-Édouard en vertu d'un programme d'immigration économique ont acheté une maison. Photo: Radio-Canada / CBC/Steve Bruce

L'Association immobilière de l'Île-du-Prince-Édouard affirme que l'abolition du programme d'immigrants investisseurs le mois dernier a déjà une incidence sur le marché immobilier de la province.

Au début septembre, le gouvernement provincial avait mis fin à ce programme qui garantissait à des investisseurs immigrants, venus de Chine pour la plupart, le statut de résident permanent au Canada dès leur arrivée, en échange d'un dépôt de 200 000 $ et de la promesse de lancer ou d'acheter une entreprise à l’Île-du-Prince-Édouard.

Greg Lipton.Greg Lipton, président de l’Association immobilière de l’Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada / CBC/Steve Bruce

Greg Lipton, le président de l’Association, affirme que la croissance soutenue du prix des maisons remarquée ces dernières années semble ralentir.

Il croit que les acheteurs se montreront plus réticents. Ils auront à réfléchir à ce qui va se produire dans les deux ou trois prochaines années, dit-il.

L’Île-du-Prince-Édouard a le pire taux de rétention de ses immigrants économiques au pays, et le gouvernement estimait que son programme ne remplissait pas les objectifs qu’il s’était fixés.

Greg Lipton souligne que même si la majorité de ces immigrants investisseurs ont fini par perdre leur dépôt et quitter la province, plusieurs d’entre eux ont acheté une maison à l’Île-du-Prince-Édouard.

Il y a des maisons vacantes dans lesquelles personne n’habite, dit M. Lipton. Elles ont été achetées, explique-t-il, parce que ces investisseurs étaient obligés d’avoir une résidence à l’Île-du-Prince-Édouard.

L'agente immobilière Jie Hu, de Charlottetown.L'agente immobilière Jie Hu, de Charlottetown. Photo : Radio-Canada / CBC/Steve Bruce

L’agente immobilière Jie Hu, de Charlottetown, soutient qu’elle doit 90 % de son chiffre d’affaires des dernières années à des immigrants arrivés à l’Île en vertu de ce programme gouvernemental, la plupart d’entre eux venant de la Chine.

Il n’y a aucun doute que le marché résidentiel et commercial s’est accéléré grâce à ce programme, affirme-t-elle.

Jie Hu ne s’attend pas à ce que les affaires diminuent de façon draconienne maintenant que ce programme n’existe plus. Il y a d’ailleurs environ 400 personnes qui ont soumis leur candidature pour ce programme avant son abolition, et le gouvernement étudiera leurs demandes.

Il existe aussi d’autres initiatives, aux niveaux provincial et fédéral, destinées à attirer des travailleurs qualifiés et des entrepreneurs à l’Île-du-Prince-Édouard. Celles-ci n’offrent cependant pas la résidence permanente dès l’arrivée.

Je crois que nous verrons toujours une forte demande, dit Jie Hu. Mais à présent, les nouveaux arrivants pourraient se concentrer sur les propriétés à prix bas ou moyen.

Selon Greg Lipton, des maisons de 225 000 $ à 350 000 $ seront convoitées par les futurs travailleurs étrangers.

Il note que la hausse du prix des maisons ces dernières années a découragé beaucoup d’insulaires voulant vendre leur demeure, car ils s’inquiétaient de ne pas avoir les moyens d’en acheter une autre.

Il s’attend désormais à ce que les prix se stabilisent. Cela pourrait encourager plus de propriétaires à mettre leur propriété en vente, ce qui augmentera l’offre.

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Immobilier