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Le mécontentement s'accentue à Métis-sur-Mer

Une maison qui fait face au fleuve à Sainte-Flavie
Avec le nouveau règlement sur les zones côtières, les résidents ne pourront pas reconstruire advenant un bris majeur sur leurs résidences. Photo: Radio-Canada / François Gagnon
Radio-Canada

Le mécontentement envers la nouvelle réglementation en zone côtière fait boule de neige dans La Mitis. Des citoyens dénoncent le manque de consultation et les pertes financières causées par les nouvelles règles.

En vertu du nouveau règlement, un certificat d’autorisation environnementale et une expertise hydraulique seront exigés pour effectuer des travaux sur les résidences en zone côtière. Un coût exorbitant pour les propriétaires, selon une résidente de Métis-sur-Mer, Pauline Raymond.

Des études de 30 000 $ pour des ouvrages qui en coûtent 1000 $, c’est ridicule.

Pauline Raymond, résidente de Métis-sur-Mer

Certains recevront une somme forfaitaire pour déménager leur maison située dans une zone inondable. Ceux qui refusent auront le droit de rester dans la zone à risque, mais perdront leur droit de se rebâtir advenant un bris majeur ou un feu détruisant plus de 50 % de leur résidence. Une situation qui scandalise la Métissienne Nathalie Girard

Mon terrain pour lequel je paie des taxes municipales […] perd complètement sa valeur. C’est une perte de patrimoine familial.

Nathalie Girard, résidente de Métis-sur-Mer

En cas de grandes marées, les propriétaires riverains ne pourront ni reconstruire ni vendre leur terrain, selon la nouvelle réglementation.

La maison de Nathalie Girard à Métis-sur-MerLa maison de Nathalie Girard à Métis-sur-Mer Photo : Radio-Canada

Plusieurs se sentent abandonnés par les autorités et déplorent le manque de consultation des citoyens dans le processus. D’ailleurs, mercredi dernier, des citoyens de Métis-sur-Mer se sont rendus à la rencontre du conseil des maires de la MRC de La Mitis pour manifester leur désaccord.

Québec force ces changements

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, rappelle que les changements sont imposés par Québec. Il affirme d’ailleurs que la nouvelle réglementation ne touchera pas seulement les citoyens, mais également les structures municipales, puisque beaucoup de maisons seront susceptibles d’être détruites , ce qui aura un effet sur la valeur foncière des villes.

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno ParadisLe candidat à la mairie de Price, Bruno Paradis, veut augmenter le salaire des élus dans sa municipalité. Photo : Radio-Canada

Notre capacité d’investir est liée à notre richesse foncière. […] les structures administratives vont devoir travailler avec ça, malheureusement.

Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis

Les municipalités ont jusqu’au 16 octobre pour se conformer aux règlements. À Métis-sur-Mer, la mobilisation des citoyens a freiné l’adoption du règlement. Les résidents ont exigé une rencontre avec les dirigeants de la MRC.

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