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Nouvelle-Écosse : automne législatif marqué par les critiques sur la transparence

Stephen McNeil le 11 octobre 2018.
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, à la fin de la session législative d'automne, jeudi, à Halifax. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse a mis fin à une session automnale de 25 jours qui a été en grande partie marquée par des récriminations de l'opposition sur le manque de transparence du gouvernement libéral.

Vingt-cinq projets de loi ont été adoptés au cours de la session, qui a également connu des changements, au sein de comités, qui ont suscité l'ire de l'opposition.

Les libéraux ont utilisé leur majorité au sein du puissant comité des comptes publics pour changer la pratique consistant à permettre aux trois partis de choisir les sujets abordés et de décider qui comparaîtra devant le comité.

En vertu du changement, les sujets proviendront directement des rapports déposés par le vérificateur général de la province.

Néanmoins, le premier ministre Stephen McNeil affirme que d'autres sujets pourraient être amenés par un sous-comité des comptes publics, et souligne une autre modification qui verra la création d'un comité uniquement dédié aux soins de santé.

M. McNeil a fait valoir que l'élément budgétaire le plus important de la province concerne les soins de santé et qu'aucun autre gouvernement n'avait ouvert le ministère de la Santé à l'examen du public qui viendra avec le nouveau comité.

Le premier ministre a soutenu que la législation sur l'établissement de Develop Nova Scotia était l'une des principales réalisations de la séance. Anciennement la Waterfront Development Corp., l'entité sera chargée, entre autres, de développer des services internet haut débit à large bande dans les zones rurales sous-desservies de la province.

Il a également évoqué une législation qui mettrait en oeuvre des mesures pour améliorer le commerce interprovincial. Ce sont des étapes importantes d'un point de vue économique, a dit M. McNeil.

Karla MacFarlane le 11 octobre 2018Karla MacFarlane, chef intérimaire du Parti progressiste-conservateur Photo : Radio-Canada

Karla MacFarlane, chef intérimaire du Parti progressiste-conservateur (PC), a déploré que les débats eussent porté sur beaucoup de projets de loi d'ordre administratif, tandis que des questions subsistent quant à la pénurie persistante de médecins de famille et à la légalisation du cannabis à des fins récréatives le 17 octobre.

Les conservateurs néo-écossais tiendront leur congrès à la direction du parti les 26 et 27 octobre. Ils éliront alors leur nouveau chef. Mme MacFarlane n'est pas candidate.

Gary Burrill le 11 octobre 2018.Gary Burrill, chef du NPD de la Nouvelle-Écosse. Photo : Radio-Canada

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) provincial, Gary Burrill, a soutenu que le gouvernement était à des kilomètres des changements souhaités par les Néo-Écossais au cours de la session. Il a souligné le manque d'investissements dans des domaines tels que les soins de longue durée, et des décisions comme l'approbation du projet pilote d'un an visant à incinérer des pneus pour l'alimentation en carburant à la cimenterie Lafarge de Brookfield.

D'autres textes législatifs mèneront à la création d'une nouvelle option d'identité de genre pour les actes de naissance et interdiront la thérapie de conversion, tandis qu'une nouvelle loi prévoit une réglementation et une surveillance plus strictes des salons funéraires et des crématoriums. En décembre dernier, un salon funéraire de la Nouvelle-Écosse avait confondu les corps de deux défuntes et incinéré la mauvaise personne.

Arthur LeBlanc lit le discours du Trône assis à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse le 6 septembre 2018.Arthur LeBlanc, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, prononce le discours du Trône, le 6 septembre 2018 à Halifax. Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Par ailleurs, la Loi sur le Conseil scolaire acadien provincial, annoncée l’hiver dernier et destinée à la protection des droits culturels et linguistiques de la communauté francophone en Nouvelle-Écosse, n’était pas au menu législatif de cette session d’automne.

Cette session parlementaire a commencé et s'est terminée plus tôt qu'à l'habitude, selon le premier ministre, pour lui permettre de se rendre en Chine le 10 novembre pour une mission économique de deux semaines.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Politique provinciale