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Enjeux électoraux dans le nord-ouest : les services aux toxicomanes en tête de liste

Une photo de la route 16 près de Prince George prise le 12 octobre 2012.

Une photo de la route 16 près de Prince George prise le 12 octobre 2012.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des îles Haida Gwaii à Prince Rupert, en passant par Kitimat, Terrace et Smithers, le nord-ouest de la Colombie-Britannique fait face à des défis particuliers dont l'absence d'aide pour les personnes qui souffrent de dépendances à la drogue.

Un texte de Jacqueline Landry

À six jours des élections municipales, des résidents francophones et francophiles s'expriment sur les enjeux électoraux.

Aide aux toxicomanes inexistante

« Il n'y a aucun service offert aux toxicomanes de Prince Rupert à Prince George », explique Patrick Witwicki, directeur général de l'Association des francophones et francophiles du Nord-ouest, qui habite à Prince Rupert.

Il explique que tout est centralisé à Prince George. « Les toxicomanes ici sont livrés à eux-mêmes. Personne ne les aide. Il faudrait, au minimum, un service d'aide à Terrace. »

Plan serré de Patrick Witwicki dans une grande salle de réunion.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Patrick Witwicki est le directeur général de l'Association des francophones et francophiles du Nord-Ouest

Photo : Radio-Canada

Si tu as une dépendance, tu dois aller à Prince Georges. C'est 8 heures de route en voiture de Prince Rupert à Prince George, et deux jours à partir de Haida Gwaii. Aucun toxicomane ne peut recevoir de l'aide dans ces conditions.

Patrick Witwicki, résident de Prince Rupert et directeur général, AFFNO

L'itinérance s'accentue

Un homme portant un jeans, un t-shirt et une veste à capuchon se laisse prendre en photo devant trois tentes montées sur la pelouse d'un terrain clôturé en bordure d'une intersection routière.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un village de tentes a été érigé devant l'hôtel de ville de Prince Rupert.

Photo : Twitter: Shannon Lough

Estelle Mitchell vit à Terrace. Elle voit parfois la police chasser les sans-abri des parcs, et ça l'attriste, car ils n'ont nulle part où aller, déplore-t-elle.

Estelle Mitchell, une francophone qui vit à Terrace, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, sourit à la caméra, entourée de ses amis. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Estelle Mitchell est la Secrétaire de l'Association des francophones et francophiles du nord-ouest de la Colombie-Britannique

Photo : Estelle Mitchell

Offrir du logement aux sans-abri est une priorité, car c'est tout le monde qui paie à la fin.

Estelle Mitchell, résidente de Terrace et secrétaire de l'AFFNO

La honte de la route des larmes

La Route 16, qui traverse la région d'un bout à l'autre, est une voie pavée de souvenirs tragiques en raison de la disparition de dizaines de femmes au cours des dernières années. Les habitants souhaitent que l'enquête avance.

Trois personnes tiennent une grande affiche qui appelle à ne pas oublier les victimes de la route des larmes. D'autres personnes les suivent.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres de famille des victimes tiennent un étendard en mémoire aux filles et femmes autochtones disparues ou assassinées le long de la Route des larmes.

Photo : Radio-Canada / Simon Charland-Faucher

Pierre Lecourt vit à Smithers. Il dit que la triste réputation de cette route atteint les habitants, qui veulent des réponses.

Personne ne nous a jamais donné de réponses. Qui est à l'origine de ces disparitions? Des gens de la place? Des gens de passage? Nous n'avons aucune idée.

Pierre Lecourt, résident de Smithers
Plan serré de Pierre Lecourt debout sur une route qui sourit à la caméra avec la forêt en arrière-plan. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pierre Lecourt, un résident de Smithers, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, croit que le projet GNL de gaz naturel liquéfié permettra de raviver l'économie locale.

Photo : Pierre Lecourt

L'inquiétude, la honte et la peur entourant cette route sont omniprésentes, dit une habitante de Terrace qui a demandé l'anonymat, car elle craint les réactions à ses propos dans son entourage. Chaque fois qu'elle emprunte la route 16, elle pense aux drames qui s'y sont déroulés.

Ça m'inquiète parce que, lorsque je prends la route des larmes, il y a encore des personnes qui font de l'auto-stop. Des femmes.

Une habitante de Terrace

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