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Maxime Bernier mise sur l’Atlantique pour les prochaines élections fédérales

Plan moyen de M. Bernier.
Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld

L'ancien ministre conservateur Maxime Bernier a rendu visite à Élections Canada mercredi pour y déposer les signatures des 22 477 « membres fondateurs » du Parti populaire du Canada. Il a déjà mené plus d'une quarantaine de rencontres pour créer des associations de circonscription de son nouveau parti dans le pays, dont certaines en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

Un texte de Camille Martel

Sur les 39 associations qui sont déjà prêtes à être officiellement constituées, 6 se trouvent en Nouvelle-Écosse et 4 au Nouveau-Brunswick.

Je me reconnais dans les gens du Nouveau-Brunswick, car ils ont voté pour un changement réel aux dernières élections, dit M. Bernier.

Selon lui, la percée de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick et du Parti vert démontre une « volonté de changement ».

Ces deux partis-là n’ont pas le même programme que nous, mais ils ont quand même obtenu six sièges; et nous, on veut profiter de ce changement-là, de cette volonté, explique M. Bernier, dont le parti se situe bien à droite dans l’échiquier politique.

Son parti n’a toutefois pas encore pris position sur des questions importantes en Atlantique, comme l’assurance-emploi.

Maxime Bernier assure toutefois que d’autres mesures proposées par son parti pourraient plaire aux citoyens de l'Atlantique, selon lui. Il veut notamment abolir la gestion de l’offre : Les gens payent le double du prix pour les oeufs, le lait et le poulet. On veut les aider à payer moins cher.

Un populisme intelligent

Le chef du Parti populaire du Canada dit prôner un populisme intelligent.

On ne veut pas parler à l’émotion des gens, mais bien à leur intelligence.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Pour ce faire, il veut promouvoir des « réformes sérieuses », dit-il, par exemple privatiser Postes Canada et revoir les politiques d’immigration.

On est ouvert à l’immigration, mais on veut faire une pause et réduire le nombre d’immigrants, explique-t-il, en soulignant qu’il veut concentrer ses efforts sur l’immigration économique et limiter l’afflux de réfugiés.

Interrogé sur l’importance de l’immigration dans les Maritimes pour contrer le vieillissement de la population et l’exode des jeunes, M. Bernier répond que, selon lui, l’immigration économique pourrait régler cette question.

Les immigrants s’intègrent beaucoup mieux quand ils sont sur le marché du travail, fait-il valoir.

Déjà en route vers les élections

D'ici les prochaines élections fédérales qui auront lieu à l'automne 2019, Maxime Bernier va concentrer ses efforts sur la représentation de parti d'un océan à l'autre. On veut réussir à avoir des organisations dans les 338 comtés d'ici le 31 décembre, dit-il.

En janvier, le parti sera à la recherche de candidats pour faire des mises en nomination.

Au Nouveau-Brunswick, les organisations du Parti populaire du Canada se situent principalement aux alentours de Fredericton et de Moncton.

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