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Facebook retire plus de 800 pages hyperpartisanes aux États-Unis

Une série de logos de Facebook et de ses différents services.
Le géant des réseaux sociaux a retiré ces pages en vue des élections de mi-mandat aux États-Unis. Photo: Reuters / Eric Gaillard
Radio-Canada

Le réseau social Facebook a annoncé jeudi après-midi avoir supprimé 810 pages et comptes hyperpartisans qui auraient eu recours à des moyens frauduleux pour encourager les clics sur des pages web à contenu politique.

Dans un billet de blogue (Nouvelle fenêtre), Nathaniel Gleicher, le chef de la cybersécurité de Facebook, et Oscar Rodriguez, chef de projet, ont expliqué que ces 559 pages et 251 comptes ont enfreint les conditions d'utilisation du site.

« Plusieurs de ces pages se servaient de faux comptes ou de plusieurs comptes avec le même nom et publiaient énormément de contenu dans un réseau de groupes et de pages pour diriger les utilisateurs vers leurs sites. Plusieurs employaient ces mêmes techniques pour donner l'impression que leur contenu était beaucoup plus populaire sur Facebook qu'il ne l'était véritablement. D'autres étaient des usines à publicités (ad farms) qui utilisaient Facebook pour tromper les utilisateurs en leur faisant croire qu'ils visitaient un forum de débat politique légitime », expliquent-ils.

Facebook a affirmé avoir entrepris ces mesures en vue des élections de mi-mandat aux États-Unis, qui auront lieu le 6 novembre. Des dirigeants du réseau social ont précisé au Washington Post (Nouvelle fenêtre) que rien n'indiquait que ces comptes étaient liés à la Russie.

Selon ce journal, deux des pages retirées avaient acquis plusieurs centaines de milliers, voire des millions d'abonnés. La page Nation in Distress (Une nation en détresse), qui se voulait favorable au président américain, Donald Trump, comptait quelque 3,2 millions d'abonnés. Une autre, Reverb Press, quant à elle farouchement opposée au président, était suivie par plus de 700 000 personnes.

Ces pages étaient considérées par des experts en désinformation comme étant des pages hyperpartisanes. Elles offraient des nouvelles exagérées ou prises hors contexte pour générer du contenu visant à plaire à leurs auditoires respectifs. Ces contenus étaient souvent hautement politisés et misaient sur la polarisation politique pour encourager les internautes à les republier.

Avec les informations de The Washington Post

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