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Un Fransaskois d’origine rwandaise fier de la candidature de Louise Mushikiwabo à l’OIF

Plan serré du visage de Louise Mushikiwabo.
Ottawa et Québec se rangent maintenant aux côtés de la France et de l'Union africaine pour appuyer la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l'OIF. (archives) Photo: AFP/Getty Images / LUDOVIC MARIN
Radio-Canada

Le Fransaskois d'origine rwandaise François-Regis Kabahizi se réjouit de la candidature de la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je ne peux qu’être fier d’une candidate féminine africaine rwandaise », déclare-t-il en ajoutant qu’il fait confiance à Louise Mushikiwabo pour « gérer proprement une institution internationale ».

François-Régis Kabahizi dans un studio radio de Radio-Canada à Regina.François-Regis Kabahizi estime qu’une telle candidature peut servir de modèle aux jeunes Africaines. Photo : Radio-Canada / Ricardo Costa

François-Regis Kabahizi estime que beaucoup de débats sur la scène publique montrent les Africains comme des gens « incapables de diriger ». Selon lui, la candidature de la ministre des Affaires étrangères du Rwanda montre qu’il y a un « changement de discours ».

L'apport de Louise Mushikiwabo n'est que le début de plusieurs changements.

François-Regis Kabahizi, Fransaskois d’origine rwandaise

François-Regis Kabahizi estime qu’une telle candidature peut servir de modèle aux jeunes Africaines. « Si, aujourd’hui, une femme rwandaise peut monter à ce niveau. Il y a une raison pour nous d'éduquer nos enfants, d'éduquer nos filles qui, si elles travaillent fort, elles peuvent atteindre un haut niveau », constate-t-il.

Une candidature controversée

La candidature de Louise Mushikiwabo est appuyée par la France et l’Union africaine. Ottawa et Québec ont également retiré leur appui à sa rivale, Michaëlle Jean, pour se ranger derrière la candidate rwandaise, le 9 octobre dernier.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères est toutefois accusée de ne pas représenter la Francophonie. « L’anglais est une langue avec laquelle on va plus loin que le français. Au Rwanda, le français ne va nulle part », a-t-elle déclaré en 2011.

Le président du Rwanda, Paul Kagame, a d’ailleurs choisi l’anglais comme langue nationale.

François-Regis Kabahizi rejette de son côté les allégations selon lesquelles Louise Mushikiwabo et le Rwanda laisseraient tomber la langue française.

« Le français vient à un autre niveau par rapport à l’anglais », défend-il, en expliquant qu’il est « essentiel » de parler anglais pour se retrouver sur la scène internationale. Cela ne signifie toutefois pas, selon lui, que le français est « laissé derrière ».

Le 27e Sommet de la Francophonie s’amorce, jeudi, en Arménie. Les pays membres décideront alors s’ils renouvellent le mandat de Michaëlle Jean à la tête de l’OIF, ou s’ils la remplaceront par un autre candidat.

Avec les informations de l’émission Point du jour

Saskatchewan

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