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Poésie pour soirs d’automne

Une photo d'une femme qui porte des lunettes fumées.

« Nombreux seront nos ennemis », de Geneviève Desrosiers, L'Oie de Cravan, 1999

Photo : L'Oie de Cravan

Radio-Canada

L'automne (comme les trois autres saisons, d'ailleurs) est propice à la poésie. Voici une sélection de recueils et de textes poétiques à découvrir chez soi ou dans un café feutré et chaleureux aux premiers frissons.

Une sélection présentée en collaboration avec Les libraires (Nouvelle fenêtre)

Nombreux seront nos ennemis (Nouvelle fenêtre)
Geneviève Desrosiers (L’Oie de Cravan)

« Geneviève Desrosiers, de sa trop courte vie, n'aura laissé comme œuvre poétique que ce recueil posthume, mais quel recueil! Sa poésie, plutôt narrative, a souvent été comparée à celle d'Hélène Monette, mais avec quelque chose du jeu enfantin, parfois proche de la comptine. Les jeux de mots et un humour ironique se mêlent à la fois au désespoir et à une insatiable soif de vivre. Ajoutez à tout cela une touche d'impertinence, de l'autodérision et la conscience de la futilité d'écrire, et vous obtenez Nombreux seront nos ennemis.
Ce recueil unique (dans tous les sens du terme) de la poète marque durablement par sa fraîcheur et l'originalité du ton, même une dizaine d'années après la parution de l'édition originale. Nombreux seront nos ennemis fait partie de ces rares livres qui ne veulent plus quitter la table de chevet. »
Maxime Nadeau, Librairie Carcajou (Rosemère)

La vie habitable (Nouvelle fenêtre)
Véronique Côté (Atelier 10)

Montage sur fond jaune de la couverture du livre « La vie habitable » de Véronique CôtéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture du livre « La vie habitable » de Véronique Côté

Photo : Documents/Nouveau Projet

« J’ai lu et relu, avec extase, l’essai de Véronique Côté, La vie habitable : poésie en tant que combustible et désobéissances nécessaires. L’ouvrage alterne réflexions personnelles et réponses d’invités (Serge Bouchard, Hugo Latulippe entre autres) sur la place de la poésie dans nos vies (poésie à comprendre au sens large du terme et non pas littéraire). Ses sujets qui font mouche (cacophonie médiatique, soucis du territoire, démission citoyenne, faible taux d’alphabétisation de la population), son regard lumineux, son écriture sensible et magnifique ont fait de cette lecture un véritable moment de poésie. J’ai fermé mon livre à la fois exalté et rasséréné. »
Stéphane Dupuy, Librairie En marge (Rouyn-Noranda)

Manuel de poétique à l’intention des jeunes filles (Nouvelle fenêtre)
Carole David (Les Herbes rouges)

Montage de la couverture du livre « Manuel de poétique à l'intention des jeunes filles » de Carole David. Sur la couverture est dessinée une scène médiévale représentant une femme écrivant avec un chien à ses pieds. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture du livre « Manuel de poétique à l'intention des jeunes filles » de Carole David

Photo : Les Herbes Rouges

« Dans la poésie comme dans la vie, les mots sont à tout le monde; c’est la voix qui nous distingue. Mais de quoi est faite la voix d’une poète? De ces grandes figures de femmes (Mary Shelley, Camille Claudel) et d’hommes (Paul-Marie Lapointe, Richard Brautigan), qui hantent, fréquentent, la conscience? Une conscience de poète, une conscience de femme se construit tout au long du recueil (la voix et la conscience étant intimement liées, au point de presque se confondre). Jusqu’au "Kitchen Song" de la fin où chaque texte est une plongée dans ces petits rôles où nous enferment la famille, la vie domestique, la vie tout court, et qui forment notre conscience, notre voix. Grâce à une écriture précise mais sans froideur, musicale mais sans excès de lyrisme, on entend la voix de Carole David : riche, puissante, émouvante. »
Stéphane Picher, Librairie Pantoute (Québec)

Lait et miel (Nouvelle fenêtre)
Rupi Kaur (Guy Saint-Jean Éditeur)

Montage de la couverture du livre « lait et miel » de Rupi Kaur. La couverture est sombre et il y a deux silhouettes de mouches blanches dessinées dessus. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture du livre « lait et miel » de Rupi Kaur

Photo : Guy Saint-Jean Éditeur

« Percutant, voilà le mot que je choisis pour décrire ce premier recueil de poèmes que signe Rupi Kaur. À travers quatre grandes catégories, soit la douleur, l’amour, la rupture et la guérison, elle nous offre "son voyage de la survie par la poésie". Tout en faisant des liens entre celles-ci, elle rassemble des mots choisis minutieusement afin de créer des émotions intenses. Avec un regard réaliste et une parole sans barrière, elle nous amène également à réfléchir sur notre propre vision des événements de la vie, sur nos embûches personnelles. Le tout est accompagné de dessins faits à main levée, qui n’enlèvent rien aux textes, qui font même office de complément à la simplicité des mots ainsi qu’à sa pertinence. »
Justine Saint-Pierre, Librairie du Portage (Rivière-du-Loup)

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