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12 mois de prison pour avoir texté au volant

Guillaume Crépeault purgera 12 mois de prison pour avoir texté au volant.
Guillaume Crépeault purgera 12 mois de prison pour avoir texté au volant. Photo: Radio-Canada / Mélanie Picard

Au palais de justice de Rouyn-Noranda, Guillaume Crépeault a été condamné à 12 mois de prison pour négligence criminelle ayant causé des lésions. Ce dernier avait texté au volant en 2015, causant un accident avec une motocyclette sur la route 117 dans le quartier Évain, à Rouyn-Noranda.

Avec les informations de Piel Côté

C'est avec les larmes aux yeux que le père de deux enfants a reçu sa sentence de 12 mois de prison ce matin, au palais de justice de Rouyn-Noranda.

Selon la procureure de la Couronne, Me Émilie Larose, il s'agirait possiblement de la toute première peine d'emprisonnement pour avoir texté au volant. Une seule autre personne a déjà été reconnue coupable de négligence criminelle avec un contexte similaire, mais son dossier est en appel en ce moment.

Me Larose a donc dû préparer son dossier sans aucune jurisprudence en guise de référence.

« En fait, ce qu'on a fait, c'est regarder des infractions similaires, c'est-à-dire de la négligence criminelle qui a été causée à partir d'une conduite automobile et de la conduite dangereuse qui a causé des lésions », détaille-t-elle.

Interdiction de conduire

Guillaume Crépeault a été reconnu coupable de négligence criminelle en juin dernier. Il purgera une peine ferme accompagnée d'une interdiction de conduire pendant trois ans.

Son avocat demandait 90 jours discontinus et 240 heures de travaux communautaires.

Le juge Jean-Pierre Gervais a livré une peine se rapprochant davantage à la demande faite par la procureure de la Couronne, qui était de 20 mois.

Il a fait savoir que la norme était entre 12 et 36 mois pour ce type d'accusations. Guillaume Crépeault n'est pas criminalisé, il a éprouvé des remords sincères et de l'empathie réelle envers la victime. Il fallait un message fort, mais on ne peut pas lui imposer une peine juste pour qu'il serve d'exemple, explique-t-il.

Amputée d'une jambe

Il a cependant rappelé que la victime dans l'accident a dû être amputée d'une jambe. Il s'agit d'une professionnelle active qui a dû mettre une croix sur l'avancement de sa carrière ainsi que sur certains projets.

C'est pourquoi le juge Gervais a choisi une durée d'emprisonnement qui se situe dans le bas de la moyenne des peines pour une négligence criminelle causant des lésions.

L'avocat de Guillaume Crépeault a refusé de dire s'il allait porter la cause en appel.

Abitibi–Témiscamingue

Justice et faits divers