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Des préposés à la stérilisation mieux formés, mais avec le même salaire

Hôpital
Une employée stérilise des instruments médicaux (archives). Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des préposés à la stérilisation réclament un changement de leur titre d'emploi pour devenir des préposés au retraitement des dispositifs médicaux.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

C'est qu'en 2004, le ministère de la Santé leur a recommandé de suivre une formation collégiale, mais leur rémunération n'a jamais été modifiée depuis.

Ces travailleurs, dont le travail consiste à s'assurer que les équipements médicaux sont stérilisés, estiment avoir été contraints de retourner sur les bancs d'école sans rien recevoir en retour.

Des préposés à la stérilisation, comme Caroline Gagnon, réclament un changement de leur titre d'emploi.Des préposés à la stérilisation, comme Caroline Gagnon, réclament un changement de leur titre d'emploi. Photo : Gracieuseté : Caroline Gagnon

Caroline Gagnon est préposée à la stérilisation depuis 2004.

Elle a suivi la formation collégiale qui est d'une durée d'un an à temps plein.

Il s'agit d'une technique en retraitement des dispositifs médicaux. On devait devenir des techniciens, mais en cours de route le gouvernement, ne voulant pas reconnaître la profession, a modifié le titre de la profession comme étant une attestation d'études collégiales.

Une fois la formation terminée, leur salaire est demeuré le même que ceux qui ne l'avaient pas suivie, soit environ 38 000 $ par année.

De la façon qu'on voit ça c'est que le gouvernement nous a dit, "formez-vous, mais on va vous garder au même salaire et aux mêmes conditions". Les responsabilités que nous avons à assumer, les efforts requis, les conditions de travail... tout ça a changé depuis plusieurs années.

Caroline Gagnon croit d'ailleurs que tous les préposés à la stérilisation devraient suivre cette formation. Avant les gens faisaient à peu près n'importe quoi. Ça amenait des complications au niveau de la chirurgie, comme du matériel qui avait été mal stérilisé, mais maintenant avec cette formation, les unités de retraitements des dispositifs médicaux se sont grandement améliorées.

Équité salariale

La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Josée Marcotte, affirme qu'une plainte a d'ailleurs été déposée en vertu de la loi sur l'équité salariale.

C'est une lutte qui est longue. On a beaucoup de difficulté à faire reconnaître la valeur du travail de ces femmes et la justesse du travail qu'elles font.

Le dossier est actuellement entre les mains de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN. Photo : © Jocelyn Landry Maitre Photographe

Josée Marcotte affirme que le ministère de la Santé demande pourtant la formation collégiale dans ses critères d'embauches.

Ce dernier assure que les candidats ayant effectué la formation en retraitement des dispositifs médicaux sont privilégiés à l'embauche, mais que cette formation n'est plus nécessaire. Un 4e secondaire est maintenant suffisant pour devenir préposé à la stérilisation.

Une analyse de la profession a été effectuée en 2015 et le gouvernement a jugé qu'il n'était pas nécessaire de créer un nouveau titre d'emploi.

Abitibi–Témiscamingue

Emploi