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Accord États-Unis–Mexique-Canada : des producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent craignent des pertes importantes

Des vaches laitières.

Les producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent sont inquiets à la suite de la nouvelle entente conclue entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent craignent que l'Accord États-Unis–Mexique-Canada (AEUMC) ait un impact financier important sur les agriculteurs de la région, au point de mener à la fermeture de certaines fermes.

Un texte d’Édith Drouin

L’entente, qui doit remplacer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), prévoit que 3,59 % du marché laitier canadien sera désormais ouvert aux producteurs américains.

La perte de cette part de marché dans le contexte du système de la gestion de l’offre entraînera la perte de 28 à 33 jours de revenus pour les agriculteurs, explique Nancy Caron, deuxième vice-présidente à la fédération de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent.

Mme Caron indique que la détresse des agriculteurs dans la région est déjà palpable.

Elle estime que les pertes de revenus engendrées par l'entente auront des impacts négatifs non négligeables dans la région, particulièrement auprès des jeunes agriculteurs qui ont fait des investissements importants.

Je pense que ça peut provoquer beaucoup de détresse psychologique, beaucoup de problèmes financiers, des arrêts de paiement, des faillites, des fermetures, des ventes à l'encan, beaucoup de ça.

Nancy Caron, deuxième vice-présidente à la fédération de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent.

La vice-présidente dit d’ailleurs connaître plusieurs producteurs qui ont décidé de retarder leur projet d’investissements puisque leurs revenus sont appelés à diminuer.

Compenser les producteurs

Pour Mme Caron, des compensations pour les producteurs sont une solution à court terme pour un problème à long terme. Tu compenses pas un producteur une année, parce que ça, c’est un impact à vie, déplore-t-elle.

Mais, puisque l’entente sera vraisemblablement signée par le gouvernement, le député fédéral de Rimouski-Neigette-Témiscouata-les Basques, Guy Caron, qui a tenu un événement concernant l’impact de l’entente sur la gestion de l’offre à Rimouski mercredi, estime qu’il est maintenant important de faire pression auprès du gouvernement pour que les agriculteurs puissent obtenir une compensation juste.

Il faut s'assurer que, si le gouvernement s'en va dans cette direction-là [de compenser les producteurs], au moins, on pourra avoir des compensations qui vont être suffisantes pour les aider à résister le plus longtemps possible aux impacts de l'entente commerciale.

Guy Caron, député fédéral de Rimouski-Neigette-Témiscouata-les Basques

Le député estime que les producteurs avaient été mal compensés à la suite de l’accord de libre-échange avec l’Europe et veut éviter que ce scénario ne se reproduise.

Bas-Saint-Laurent

Agro-industrie