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DPJ : hausse des signalements en Abitibi-Témiscamingue pour l'année 2017-2018

Deux hommes et deux femmes posent autour d'Une affiche disant «La cause des enfants tatouée sur le coeur».
La DPJ en Abitibi-Témiscamingue a présenté son bilan annuel. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies

En 2017-2018, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a reçu 3113 signalements en Abitibi-Témiscamingue, soit une hausse de 5,7 % par rapport à l'année dernière. La hausse moyenne provinciale est de 5,3 %. Le nombre de signalements retenus est toutefois en baisse de 0,8 % dans la région.

C'est le directeur de la protection de la jeunesse de la région, Philippe Gagné, qui a procédé au dévoilement du bilan annuel de l'organisation, mercredi. L'augmentation du nombre de signalements se fait aussi sentir ailleurs au Québec, avec une hausse moyenne de 5,3 %.

Philippe Gagné estime que cette donnée démontre que les citoyens sont préoccupés par le sort des enfants. Donc, ils sont portés à signaler des situations préoccupantes et c'est très bien, affirme-t-il.

Une autre donnée indique qu'il y a un taux plus élevé de signalements en Abitibi-Témiscamingue que dans d'autres régions du Québec. Le taux de signalement par 1000 enfants, pour ce qui est de l'Abitibi-Témiscamingue, est 1,7 fois plus élevé que le taux de la province, précise M. Gagné.

C'est une unité de mesure qui nous permet de penser qu'il y a du travail à faire.

Philippe Gagné

Souligner le dévouement des travailleurs

La DPJ a profité du dévoilement du bilan annuel pour souligner le dévouement des travailleurs. M. Gagné a martelé que les travailleurs étaient avant tout des gens dévoués, qui acceptent de faire face au quotidien à des situations très difficiles. On constate au quotidien des grandes situations de vulnérabilité, parfois, ça peut être très difficile, mentionne-t-il.

L'intervenante Manon Duval explique que son travail ne la quitte pas à la fin de son quart. C'est un travail qui demande de prendre des décisions qui sont lourdes de conséquences, on se casse la tête constamment et on a des émotions qui ne nous quittent pas à 16 h 30, explique-t-elle.

Un homme pose pour la caméra, l'air sérieux.Simon Joseph, intervenant à la DPJ en Abitibi-Témiscamingue Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Aider sa communauté

C'est avant tout l'envie d'aider les autres qui motive les travailleurs de la DPJ, croit l'intervenant Simon Joseph.

J'ai choisi ce métier parce que je voulais redonner aux autres, croire aux gens, leur montrer qu'ils peuvent changer. C'est sûr qu'il faut avoir beaucoup d'espoir.

Simon Joseph, intervenant à la DPJ

Manon Duval estime que le travail des intervenants en protection de la jeunesse n'est pas souvent mis en lumière positivement par les médias. On entend plus souvent parler des moins bons coups et on n'est pas reconnu pour le travail qu'on fait, déplore-t-elle.

Elle estime également que la réforme a comporté son lot de défis pour les travailleurs. C'était plus difficile avec la réforme, puis la conjoncture, admet-elle. On a senti quelques secousses, mais nos gestionnaires nous ont toujours apporté le support dont on a besoin.

Statistiques 2017-2018 de la DPJ

  • 3113 signalements en Abitibi-Témiscamingue (hausse de 5,7 %);
  • 354 adolescents ont reçu des services dans le cadre de la Loi sur la justice pénale pour les enfants en Abitibi-Témiscamingue (hausse de 2 %);
  • 96 014 signalements au Québec (hausse de 5,3 %);
  • 10 551 adolescents ont reçu des services dans le cadre de la Loi sur la justice pénale pour les enfants au Québec (légère diminution).

Source : CISSS-AT

Abitibi–Témiscamingue

Jeunesse