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Aucun remboursement des dépenses dans 65 circonscriptions pour le PQ

Avec le départ de Jean-François Lisée, la présidente du Parti québécois, Gabrielle Lemieux, agit à titre de cheffe de la formation politique. Le député Pascal Bérubé assume le rôle de chef parlementaire à l'Assemblée nationale.
Avec le départ de Jean-François Lisée, la présidente du Parti québécois, Gabrielle Lemieux, agit à titre de cheffe de la formation politique. Le député Pascal Bérubé assume le rôle de chef parlementaire à l'Assemblée nationale. Photo: Radio-Canada / Sylvain Roy Rouselle
Radio-Canada

Au lendemain de l'élection, le Parti québécois (PQ) a perdu non seulement sa reconnaissance à l'Assemblée nationale, mais aussi un financement public considérable. Dans 65 circonscriptions, les péquistes ne se feront pas rembourser leurs dépenses électorales. C'est 40 de plus qu'au scrutin de 2014.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Selon la Loi électorale, le Directeur général des élections (DGEQ) est tenu de rembourser la moitié des dépenses électorales aux candidats qui ont obtenu au moins 15 % des voix dans leur circonscription. Ces dépenses comprennent, par exemple, la location du local électoral, l'accès à Internet, les téléphones et les affiches. Les dépenses maximales autorisées oscillent généralement entre 25 000 et 45 000 $.

Parmi les 125 candidats péquistes en 2014, seulement 25 n'avaient pu obtenir un tel remboursement parce qu'ils n'avaient pas remporté un nombre suffisant de votes.

Cette année, ce scénario s’est produit dans 65 circonscriptions. Des comtés comme Gouin, Jean-Talon, L’Assomption et Sherbrooke n’ont raté la cible que de quelques dixièmes de points de pourcentage.

Ce manque à gagner peut donc représenter une perte financière totale imprévue de plusieurs centaines de milliers de dollars, car de nombreux candidats ont pu faire campagne avec un emprunt bancaire qu’ils espéraient rembourser avec un chèque du DGEQ.

Selon le directeur des communications du PQ, Yanick Grégoire, la situation ne serait pas aussi problématique qu’elle paraît. « On fait toujours des projections conservatrices des résultats et on mène des campagnes à la hauteur de nos moyens », indique-t-il.

Une allocation annuelle réduite

Chaque année, le DGEQ partage une enveloppe de plusieurs millions de dollars à chaque parti en fonction du pourcentage des voix obtenues.

Le pourcentage des votes obtenus par le PQ est passé de 25 % en 2014 à 17 % cette année.

En 2017, sur les 9,4 millions de dollars disponibles, le PQ a reçu une allocation de 2,4 millions. Par un simple calcul, nous pourrions ainsi déterminer que les péquistes se retrouveront dorénavant avec environ 1,6 million de dollars, soit 800 000 $ de moins. Cette information n’est pas encore disponible au DGEQ.

À la permanence du PQ, des calculs sur l’état des finances du parti sont en cours.

Cet enjeu du financement public se vit aussi au Parti libéral du Québec, qui est passé de 42 % à 25 % des voix exprimées entre les deux élections, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire récoltent les fruits d’un bond d'une ampleur inattendue dans les résultats du dernier scrutin.

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