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Des outils pour accompagner les patients en fin de vie

Une femme parle devant une foule de plusieurs dizaines de personnes lors d'un congrès.
Un premier colloque en soins palliatifs avait lieu à Rouyn-Noranda. Photo: Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

Plus de 70 personnes ont pris part à un premier colloque sur les soins palliatifs à Rouyn-Noranda. La Maison de l'Envol organise l'événement qui se déroule sous le thème « S'outiller pour accompagner ».

Un texte de Jocelyn Corbeil

Des médecins, infirmières, psychoéducateurs et bénévoles qui œuvrent auprès des patients en fin de vie assistent à ce rendez-vous.

Le but de ce premier colloque en soins palliatifs est de mieux outiller les personnes qui côtoient les patients ou les proches en fin de vie.

Même en 2018, la mort demeure un sujet délicat. C'est encore tabou je vous dirais, faut encore travailler à la perception, des fois juste d'en parler les gens ont l'impression qu'on va rapprocher la mort de nous. Il faut travailler encore là-dessus, c'est important d'en parler, témoigne Michelle Benoit, médecin responsable à la Maison de l'Envol.

La docteure Lyette Gauvreau est médecin de famille, elle accompagne fréquemment ses patients à la maison de soins palliatifs.

Au début, on n'était pas beaucoup de médecins à travailler à la Maison de l'Envol et avec le temps, on pense que ce sont les médecins de famille qui sont souvent les meilleurs accompagnateurs pour les patients en fin de vie, surtout lorsqu'on connaît le parcours de vie de nos patients, avec les familles aussi. Je trouve que c'est l'endroit que nous, comme médecin, on peut faire une différence dans le bien-être des gens et des familles, affirme Dre Gauvreau.

La communication, même si elle peut être difficile avec les personnes malades ou en fin de vie, demeure essentielle.

Une expérience à répéter

La conférencière invitée, la docteure Ana Inés Ansaldo est directrice de l'enseignement à l'Institut de gériatrie de Montréal. Peu importe le moment de la vie de la personne et sa situation, il est important de communiquer pour donner à cette personne la sécurité, l'assurance, le fait qu'on la considère comme humain. Donc, même si la personne est dans le coma, le seul fait de lui parler, c'est une façon de lui dire on te considère, tu es toujours parmi nous, avance-t-elle.

Cette journée sur les soins palliatifs a connu un tel succès que les organisateurs songent à répéter l'expérience.

Depuis 15 ans, la Maison de l'Envol a accueilli près de 1250 personnes en fin de vie.

Abitibi–Témiscamingue

Soins et traitements