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Hausse des signalements retenus à la DPJ de la région de l'Outaouais

Un jeune assis sur le sol.
Déposé mercredi avant-midi, le 15e bilan annuel de la Direction de la protection de la jeunesse de la région de l’Outaouais dénombre 17 situations signalées par jour. Photo: iStock / Katarzyna Bialasiewicz
Radio-Canada

Le 15e bilan annuel de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la région de l'Outaouais, déposé mercredi avant-midi, dénombre, entre autres, 17 situations problématiques signalées par jour.

Pas moins de 6100 signalements ont été traités durant la dernière année et, de ce nombre, 2567 signalements ont été retenus par la DPJ, ce qui représente une hausse de 1,4 % par rapport à l’année précédente.

La négligence ou le risque sérieux de négligence représentent 38 % des interventions, alors que 29,8 % sont des abus physiques ou un risque sérieux d’abus physique.

Les mauvais traitements psychologiques représentent 13,4 % des signalements. Ils ont grimpé de 40 % en Outaouais comparativement à l’an dernier. Les troubles de comportements sérieux représentent 8,6 % des dossiers, les abus sexuels 10 % et l’abandon, 0,2 %.

Quelque 66 % des enfants pris en charge par la DPJ de l'Outaouais sont demeurés dans leur milieu familial ou chez un tiers significatif.

La région de l’Outaouais compte 269 intervenants. Présentement, il y a 15 postes inoccupés, soit en raison d'absences, soit parce qu’ils sont vacants.

La directrice de la protection de la jeunesse de la région de l’Outaouais, Michelyne Gagné, a souligné durant le dépôt du bilan que les intervenants sont les premiers témoins de la détresse des gens, des situations de violence, des séquelles des abus sur les enfants et les parents avec qui ils travaillent, un travail qui est donc très exigeant au niveau émotionnel.

L’APTS en Outaouais réagit au bilan 2017-2018

Andrée Poirier, représentante nationale de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Outaouais, affirme qu’il faut s’attaquer rapidement aux problèmes des taux de roulement élevés, un manque de ressources chronique, des dossiers qui s’accumulent et de nombreux retards.

Bon nombre d’éducateurs et éducatrices ne font que passer avant de trouver un emploi ailleurs ou carrément se réorienter, déplore-t-elle.

On peine à retenir le personnel, tout particulièrement les jeunes recrues.

Andrée Poirier, représentante nationale de l'APTS

Portrait québécois

Au Québec, pour l’année 2017-2018, 38 945 signalements ont été retenus par les bureaux de la DPJ, soit une augmentation de 8 % par rapport à l’année précédente.

Au total, 96 014 signalements ont été traités durant la dernière année.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Enfance