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La province doit financer la prématernelle, estime le CSF

Le président du Conseil scolaire fransaskois, Alpha Barry, souhaite une accélération de la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le président du Conseil scolaire fransaskois (CSF), Alpha Barry, souhaite que la Saskatchewan modifie ses critères d'attribution de financement afin d'aider les écoles fransaskoises à offrir un programme gratuit de prématernelle aux élèves de la province.

Pour l'année 2018-2019, le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a annoncé qu'il n'y aurait pas de frais d'inscription pour les parents qui choisissent son programme de prématernelle. Lors d'une entrevue en septembre dernier, le directeur général de l'Éducation au CEF, Bernard Roy, avait précisé que cette décision était valide pour un an.

En ce moment, le CEF ne reçoit pas de financement alloué au programme de prématernelle de la part de la province. Pour l'année 2017-2018, le CSF avait voté pour qu'il y ait des frais d'inscription équivalents à environ 80 $ par mois pour la prématernelle, en raison notamment de compressions budgétaires au provincial.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il fait pression sur le gouvernement de la province, Alpha Barry a évoqué le « caractère névralgique » de la petite enfance. Selon lui, c’est à cet âge que les enfants construisent leur identité en ce qui a trait à la langue et à la culture.

Alpha Barry estime que les jeunes francophones de la province sont « vulnérables » à l’assimilation, car ils grandissent dans un milieu minoritaire. Il réclame que le gouvernement modifie ses critères pour l’attribution de fonds, afin de financer les prématernelles fransaskoises de la même façon que le sont d’autres programmes. La Saskatchewan finance déjà certains programmes de prématernelle pour les enfants en difficulté, à partir de fonds fédéraux.

On exhorte le gouvernement de la Saskatchewan à prendre en considération le caractère névralgique du programme.

Alpha Barry

Le président du CSF n’entend toutefois pas saisir les tribunaux et revendiquer l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit une éducation en français en milieu minoritaire. Il réaffirme la volonté du CSF de travailler de pair avec la province, avec qui il déclare entretenir « de très bonnes relations ».

« On s’engage là-dedans avec un esprit de collaboration, [afin] de travailler ensemble, mais de se dire les vraies choses, aussi », explique-t-il.

Alpha Barry assistera au Sommet provincial sur l’éducation de la Saskatchewan School Boards Association, qui se tiendra les 11 et 12 octobre à Saskatoon.

Les élèves francophones, pas « vulnérables » selon la province

Le gouvernement provincial explique que le CEF ne bénéficie pas de financement, car il n’a pas de programme de prématernelle désigné par le ministère.

« Les familles et les enfants fréquentant les écoles du CEF n'ont pas été identifiés comme vulnérables, sur la base d'indicateurs sociaux, économiques, de santé et d'éducation », écrit un porte-parole par courriel.

La province ajoute qu’un nouveau Protocole d'entente relatif à l'enseignement dans la langue de la minorité et de la langue seconde était en négociation avec le gouvernement fédéral. Les derniers protocoles permettaient au CEF de recevoir du financement pour l’éducation francophone.

Selon les informations de Raluca Tomulescu

Saskatchewan

Éducation préscolaire