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La publication d'une agression filmée renforce le sentiment d'insécurité des infirmières

Des infirmières passent dans un couloir d'un hôpital de Winnipeg.

Les infirmières de Winnipeg disent avoir vu les taux de violence augmenter progressivement avec la crise de la méthamphétamine dans la ville au cours de la dernière année.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La publication d'une vidéo montrant une agression contre le personnel à l'urgence du Centre des sciences de la santé pousse les infirmières et ls infirmiers du Manitoba à interpeller une fois de plus l'Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW) afin de réclamer plus de protection.

La vidéo montre un patient en train de frapper un membre du personnel et plusieurs gardes de sécurité qui interviennent pour le maîtriser.

Selon la police, les évènements ont eu lieu le 31 août.

L'homme de 21 ans qui apparaît dans la vidéo fait depuis face à trois chefs d'accusation d'agression et à deux chefs d'agression d'un agent de la paix.

Bien que l'Office régional de la santé de Winnipeg ait incité à la prudence en ce qui concerne les « hypothèses » sur ce qui a conduit à l'incident, la police et le personnel de l'Hôpital de Winnipeg ont déclaré que le patient était sous l'effet de la méthamphétamine.

Deux infirmières ont déclaré à Radio-Canada sous le couvert de l'anonymat avoir été victimes de violences similaires de la part de patients atteints de psychose d'origine médicamenteuse.

« Les patients ont essayé de me frapper. On m'a donné un coup de pied. Les patients ont essayé de nous cracher dessus et de nous mordre. On nous a jeté des objets, des plateaux à nourriture, des médicaments. On nous a aspergés de jus. Il y a quelqu'un qui m'a touché la poitrine », a raconté une infirmière.

Les deux infirmières ont déclaré avoir vu les taux de violence augmenter progressivement avec la crise de la méthamphétamine dans la ville au cours de la dernière année.

Bien que l'Office régional de la santé de Winnipeg recense le nombre d'incidents violents survenus dans les services d'urgence de la ville, elle refuse de transmettre ces données à Radio-Canada, mais a indiqué que les informations pourraient être recueillies à partir d'une demande d'accès à l'information.

Toutefois, les informations fournies par la Manitoba Nurses Union, le syndicat qui représente les infirmières du Manitoba, révèlent une tendance à la hausse alarmante.

Au Centre des sciences de la santé, le nombre de formulaires RL6 - remplis en cas d'incident violent - a d'ores et déjà presque doublé par rapport à l'année dernière. Alors que ce nombre s'élevait à 41 en 2017, 81 formulaires ont été reçus à ce jour en 2018.

À l'Hôpital Grace, les codes blancs, qui déclenchent la réaction d’une équipe face à un patient violent, sont activés tous les jours, parfois plusieurs fois par jour, d’après les informations communiquées au syndicat.

L'année dernière, ils n'étaient activés qu'entre une et deux fois par semaine, selon un porte-parole du syndicat.

Selon un porte-parole, l'Office régional de la santé de Winnipeg a ajouté que l'incident qui a fait l'objet d'une vidéo 'inquiétait et qu'il travaillait sur l'élaboration d'un programme de prévention de la violence contre le personnel.

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