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Un prédateur sexuel aurait fait sept victimes au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Des mains sur un clavier d'ordinateur
Le prédateur français piégeait des adolescentes au Québec Photo: La Presse canadienne / Jonathan Hayward
Radio-Canada

La Sûreté du Québec (SQ) a arrêté en France un présumé prédateur sexuel qui aurait fait sept victimes d'âge mineur au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il s'agit d'un étudiant français de 27 ans qui aurait piégé ses victimes sur les réseaux sociaux.

Antonio Bockell a été arrêté le 27 septembre à la suite d'une longue enquête menée par la Sûreté du Québec, en collaboration avec la police parisienne.

Au total, le suspect aurait obtenu et diffusé des images pornographiques de 77 jeunes adolescentes, toutes originaires du Québec.

Il aurait leurré ses victimes avec de faux comptes Facebook et Instagram.

Lorsque les jeunes filles refusaient d'aller plus loin, l’homme les aurait menacées de publier les clichés et de porter atteinte à leur réputation.

Le suspect visait uniquement des jeunes filles québécoises, car il se croyait à l'abri des policiers de son pays.

Le suspect se fait passer pour une jeune femme et dit dans la conversation qu’il fait partie d’une école de mode ou d’une école de mannequin. Il parvient à soutirer avec différents subterfuges des photos des jeunes adolescentes, des photos qui sont inappropriées, explique l’agent d’information à la Sûreté du Québec, Jean-Raphaël Drolet.

Les risques d’envoyer des photos sexy

Les policiers souhaitent par ailleurs sensibiliser les jeunes aux conséquences qui pourraient survenir à la suite de l’envoi de photos à une autre personne sur les réseaux sociaux.

Jean-Raphaël Drolet rappelle qu’il est impossible d’avoir le contrôle sur une image lorsqu’elle est diffusée en ligne.

Selon lui, elle peut se retrouver entre n’importe quelles mains.

Lorsque vous êtes face à face avec votre copain, votre copine et que vous décidez de retirer votre chandail, si à un certain moment vous vous sentez inconfortable, ça ne fait plus votre affaire, vous avez toujours le pouvoir de le remettre.

Jean-Raphaël Drolet, agent d'information SQ

Il ajoute que ce n’est pas le cas lorsqu’une photo a été prise et partagée à quelqu’un d’autre.

La Sûreté du Québec invite les jeunes et toute personne concernée à porter plainte à la police s’ils croient se trouver dans une situation d’extorsion ou d’exploitation.

Saguenay–Lac-St-Jean

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