•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le camp « Justice pour nos enfants volés » fait appel

Une femme autochtone frappe avec un marteau sur une affiche où il est écrit « cela a commencé », en anglais.
Les manifestants du camp « Justice pour nos enfants volés » ont reçu l'ordre de quitter le parc Wascana, sept mois après y avoir monté des tipis. Photo: Radio-Canada / Kevin O'Connor
Radio-Canada

Les manifestants du camp autochtone « Justice pour nos enfants volés » font appel de la décision du tribunal leur ordonnant de quitter le parc Wascana, à Regina.

La Cour du Banc de la Reine a rendu une décision, le 7 septembre, qui ordonne aux protestataires de quitter le parc. Ces derniers doivent également retirer toutes les structures installées sur le terrain devant le palais législatif de la province.

L’appel vise à faire annuler la décision dans son intégralité. Les procédures demandent également une déclaration stipulant que les autorités policières et le gouvernement ont bafoué les droits des manifestants durant l’expulsion faite en juin dernier. Aucune accusation n’avait alors été déposée contre les protestataires.

L’appel des manifestants du camp autochtone soutient également que la juge Ysanne Wilkinson a outrepassé sa compétence lorsqu’elle s’est fondée sur des précédents qui ne s'appliquent pas, notamment en ce qui a trait aux arrestations pour entrave au service des policiers, une action qui constitue une infraction au Code criminel.

La requête réclame aussi une déclaration selon laquelle certains règlements municipaux du parc Wascana sont incompatibles avec la Charte canadienne des droits et libertés ainsi qu'avec la liberté d’expression.

Les règlements contestés mentionnent qu’on ne peut ni allumer de feu ni installer de tente ou de structure sans autorisation préalable. L’établissement et la maintenance d’un campement sont également interdits.

Le camp « Justice pour nos enfants volés » a installé en février après l’acquittement de Gerald Stanley et de Raymond Cormier, accusés respectivement du meurtre de Colton Boushie, en Saskatchewan, et de Tina Fontaine, au Manitoba.

Saskatchewan

Autochtones