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L’ACF et les habitants de Bellegarde demandent un bureau de poste bilingue

Le comptoir et les cases postales de Bellegarde.
Les usagers du bureau de poste de Bellegarde devront se rendre à celui de Redvers, à 20 minutes de route. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les habitants de Bellegarde, au sud-est de la Saskatchewan, ont bien l'intention de conserver leur bureau de poste bilingue. Depuis sa fermeture lundi, l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) se dit prête à intervenir pour s'assurer que les villageois continuent d'avoir accès à des services postaux en français.

Les habitants doivent maintenant se rendre à Redvers, à une vingtaine de minutes de Bellegarde, pour récupérer leur courrier. Redvers, qui n’est pas une région désignée bilingue, n’offre pas de service en français.

Le bureau de poste de Bellegarde n'était pas officiellement désigné bilingue par Postes Canada, mais les villageois pouvaient tout de même y être servis en français parce que le maître-postier était bilingue.

Celui-ci est parti à la retraite, et Postes Canada dit être à la recherche d’un candidat pour pourvoir le poste.

Les habitants craignent que la fermeture du bureau soit définitive et que le futur nouvel employé soit unilingue anglophone.

Gérald Robichaud tient à ce que le service bilingue reste en place, car beaucoup de familles de la région y compris les fermes aux alentours veulent se faire servir en français selon lui.

« Les gens pensent qu'on va avoir un bureau de poste pour 35 personnes. Il y a plus de 250 familles qui sont desservies dans la région », Gérald Robichaud, député communautaire de Bellegarde.

L'ACF se dit prête à intervenir si le nouvel employé désigné par Postes Canada n'est pas bilingue. L'ACF irait même jusqu'à déposer une plainte auprès du commissaire aux langues officielles, selon le président Denis Simard, comme elle l'avait fait dans l'affaire des postes de policiers bilingues de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Gravelbourg.

« D'après l'ACF, s'il y a une famille francophone qui exige un service en français, c'est important. Donc, qu'ils soient 1, 5, 50, 500, 5000, pour nous ça ne change pas le fait qu'il y ait une famille qui veut un service, qui mérite d'être servie dans la langue de son choix », explique Denis Simard, président de l’ACF.

Pour l'instant, Denis Simard dit qu'il compte informer l'organisation fédérale de l'importance d'avoir un employé bilingue en poste.

Du côté de Postes Canada, un porte-parole explique par courriel que les bureaux de poste sont désignés bilingues selon les exigences de la loi sur les langues officielles, des exigences qui sont notamment fondées sur les données du recensement.

Il n'a pas indiqué si le bilinguisme est un critère de sélection du candidat.

Selon les informations de la journaliste Raluca Tomulescu

Saskatchewan

Francophonie