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L'Université Saint-François-Xavier a mal géré une plainte pour agression sexuelle

Affiche devant l'Université Saint-François-Xavier en septembre 2018.
L'Université Saint-François-Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le ministre de l'Éducation supérieure de la Nouvelle-Écosse se dit « choqué » de la manière dont l'Université Saint-François-Xavier a géré une dénonciation d'agression sexuelle. L'institution d'Antigonish cherche à présent à rassurer ses étudiantes.

L'établissement tient à réitérer sa politique de tolérance zéro à l'égard de la violence sexuelle.

Dans un courriel adressé à toute la communauté universitaire, le responsable des services aux étudiants les encourage également à utiliser les ressources destinées au traitement et à la sensibilisation aux violences sexuelles ainsi qu'à référer leur entourage à ces mêmes ressources.

L'étudiante revoit le présumé agresseur sur le campus

Le courriel a été envoyé lundi, après la publication par La Presse canadienne de l'histoire d'une femme de la région de Toronto qui a dénoncé une agression sexuelle qui serait survenue à l'Université Saint-François-Xavier en Nouvelle-Écosse en novembre 2017.

Au moment où il a reçu la plainte, l'établissement a rapidement ouvert une enquête et identifié l'agresseur allégué, puis la direction a discrètement annulé sa décision de le suspendre pour la prochaine année universitaire, sans en avertir la plaignante.

La femme, dont le nom fait l'objet d'une interdiction de publication, a été consternée de revoir l'individu sur le campus, le mois dernier. Elle a depuis quitté l'université.

Des documents judiciaires indiquent que le suspect a été accusé d’agression sexuelle le printemps dernier. Son enquête préliminaire doit débuter le 29 novembre.

Réactions à l'Assemblée législative

L'histoire a été évoquée mardi devant l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. La chef par intérim du Parti progressiste-conservateur, Karla MacFarlane, a estimé qu'il ne semblait y avoir aucune forme de justice pour la plaignante.

Labi Kousoulis en 2018.Le ministre de l’Éducation supérieure de la Nouvelle-Écosse, Labi Kousoulis. Photo : Radio-Canada

Saint-François-Xavier a reconnu ne pas avoir donné la priorité à la victime, a indiqué le ministre néo-écossais de l’Éducation supérieure, Labi Kousoulis. Devant l’Assemblée législative, mardi, le ministre s’est dit déçu, comme tous les Néo-Écossais le seraient par cette affaire.

M. Kousoulis dit avoir parlé à l’administration de l’université. Il indique que l’établissement s'est excusé auprès de l'étudiante et a remboursé tous ses frais de scolarité et d’hébergement ainsi que les dépenses qu’elle a faites durant cette année scolaire.

Le ministre Kousoulis indique également avoir demandé à son ministère d’étudier des options pour empêcher l’accès au campus des étudiants accusés de violence sexuelle, le temps que les procédures judiciaires suivent leur cours.

Selon Joanne Belknap, sociologue et criminologue à l'Université du Colorado à Boulder, seulement 0,005 % des allégations de viol seraient de fausses accusations (Nouvelle fenêtre).

Les victimes doivent se sentir en sécurité lorsqu’elles dénoncent, soutient le ministre de l’Éducation supérieure. Nous voulons donner la priorité aux victimes, nous voulons les protéger et nous voulons qu’elles se manifestent.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société